Groupement des Pêcheurs Gessiens

 

Assèchement et pollutions
Situation catastrophique du bassin versant de l’Allondon.

 

Un peu d’histoire 
Il y a50 ans encore  nous apprenions à nager dans la rivière, en particulier sur trois secteurs, la jonction de l’Allemogne et de l’Allondon,  ainsi que dans les différentes fosses en amont du pont de Fabry. L’apprentissage de la natation demande une bonne quantité  d’eau non polluée. Ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui.

 

Aujourd’hui et depuis quelques années, nous les pêcheurs, nous sommes désolé de constater l’état désastreux de nos rivières et de nos ruisseaux. Cet état s’il est défavorable pour la pratique de la pêche il est avant tout une atteinte profonde à la nature et aux milieux aquatiques qui devraient en fait être protégés et pas laissé à l’abandon.

 

Les faits :
1/ Assèchement

Il est vrai que les conditions climatiques change et plus récemment nous observons une diminution des précipitations de pluie et de  neige. Mais cela n’explique pas tout.

Nous connaissons également les phénomènes de l’évaporation et de l’évapotranspiration, des sols et de la végétation. Mais ce phénomène existe depuis toujours même quant nos rivières n’étaient pas à sec l’été.

Pour la deuxième année consécutive 90% de tout le bassin versant de l’Allondon  était soit à sec soit avec un cruel manque d’eau.

Beaucoup de choses sont à mettre en évidence entre autres : l’ensemble des pompages dans toutes les nappes d’accompagnements des ruisseaux et rivières par des particuliers ou  entreprises. Le pompage direct dans le lit des cours d’eau par des particuliers ou des entreprises. Les infiltrations non négligeables dans le tunnel du CERN au passage du karst de l’Allondon.

2/ Pollutions

Dans le premier contrat de rivière tous nous nous somment réjouit de la disparition des deux stations de traitement des eaux usées de St.Genis Pouilly et de Prévessin. Le problème à été radicalement traité. Mais c’était loin de régler les problèmes. Nous constatons des pollutions éparses sur divers secteurs  mais surtout des  pollutions à répétition sur le Lion.  Les sources de pollutions sont multiples. Rejets accidentels ou sauvages dans la rivière, rejets accidentels ou sauvages dans le réseau d’eau pluviale. Rejets effectué par des particuliers, des entreprises industrielles ou scientifiques, des commerces, des chantiers de travaux publics,…  Et parmi ces rejets : vidange des piscines privées, eau de javel, huiles de vidange, eau de vaisselles, peinture, la multitude de solvant et de produits chimiques à disposition dans les grandes surfaces, déchets solides (très divers en provenance des chantiers de construction, poubelles, déchets verts,...)

 

Les effets

L’action  conjuguée de l’assèchement et de la pollution a pour effets la disparition de la faune et de la flore aquatique dans toutes les zones concernées. Des secteurs sont à jamais morts et aucune crue ne pourra y redonner la vie. Seul des débits normaux et une absence de pollution pourra, en quelques années, y restaurer la vie.
Nous nous acharnons, dans quelques un des ruisseaux, à protéger l’écrevisse à pate blanche. En deux ans les comptages effectués démontrent la quasi disparition de cette espèce dans toutes les parties qui s’assèchent.

 

Ce que devraient être les objectifs principaux
du Contrat de Rivière

 

- La priorité des priorités, en dehors toutes autres actions,  serait de faire le nécessaire pour que l’eau coule avec un débit d’étiage correct dans tout le réseau hydrographique.

-  Il faut établir des règles pour tous les utilisateurs de l’eau et surtout mettre les moyens pour faire respecter ces règles.

- Lutter avec acharnement contre les pollutions en  identifiant les sources possibles.
 

- Mettre en place dans les zones sensibles des moyens de surveillance et effectuer tout au long de l’année les contrôles nécessaires.

 

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