L’étang de
Cessy de 1985 à ……..
Avant propos
Ce document n’a pas la prétention d’être un ouvrage scientifique, sa vocation est de raconter simplement le vécu de l’étang. Il est complété par une compilation des comptes rendus des activités de l’Amicale qui ont figurés, années après années, dans le bulletin municipal de Cessy et où l’on pourra trouver plus de détails et d’anecdotes.
Le document n’est pas figé et nous pouvons sans problème incorporer des
informations qui nous seront communiquées par les lecteurs.
Pour les informations plus scientifiques l’APEC possède les documents suivants :
- Observation et
études de l’étang de Cessy
Premier
rapport décembre 1995
Deuxième
rapport octobre 1996
Troisième
rapport juillet 1998
Quatrième
rapport mars 2000
- Statut
biologique de l’Oudar D. Baldry (en
anglais) mai 1997
- Etude sur l’épidémie des poissons chats (en
anglais) D.Baldry et Laboratoire départemental du Jura printemps 2000
- Dossier de demande de régularisation de l’enclos piscicole à vocation touristique de Cessy IRAP (sur base des documents et des informations de l’APEC) janvier 2006
- Etude des écrevisses dans l’étang de
Cessy et dans l’Oudar au pont de Mourex
Résumé de l’étude menée en
2006
- Etude de l’écrevisse
américaine D.Baldry (disponible sur le
site : rubrique écrevisse)
1. Objectif, l’étang, les techniques,
quelques observations initiales juin 2007
2. Observation d’O.limnosus à
de faibles températures septembre 2007
3. Le cycle reproductif d’O. limosus
5. Les poissons, la pêche, la gestion
8.2 Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques
9.Comptes rendus des
activités de l’APEC
Inscrits dans le bulletin
municipal de Cessy
A l’est de son territoire, à la limite des communes de Sauverny, de Versonnex et de Grilly, la commune de Cessy est propriétaire d’un vaste ensemble de parcelles de marais, de prairies et de forêts. Sur une partie de ce territoire se trouve la décharge municipale. L’accès à cette zone s’effectue par la route départementale entre Cessy et Sauverny, puis par un chemin agricole non goudronné, le chemin des Marais, entre le lieu-dit le Chemin Levé sur la commune de Versonnex et Tutegny, hameau de la commune de Cessy. L’eau des marais s'écoule dans le ruisseau des Marais qui traverse le Chemin des Marais sous un ancien pont en pierre. Le ruisseau des Marais est un affluent de l’Oudar.
Dès 1985 sur l’emplacement du grand marais la
commune de Cessy, a testé la possibilité d’y creuser un étang. Ces tests ont
consisté à creuser de grandes excavations dans le but de voir si, sur plusieurs
années, le niveau d’eau restait compatible avec l’implantation d’un étang. Les
tests donnèrent satisfaction et entre 1989 et 1990 l’étang a été creusé. Les
berges ont été engazonnées, un sentier
piétonnier en fait le tour. A l’est un pont en bois a été construit pour
permettre de franchir la zone de l’étang connectée au marais. Directement en
aval du pont en pierre, dans un ouvrage bétonné des grilles empêchent la libre
circulation des poissons avec l’Oudar et un système de vanne permet la
régulation du niveau de l’eau dans l’étang. Dans le même temps, l’ancienne
décharge municipale a été dépolluée, assainie, comblée avec les matériaux de
terrassement et engazonnée. Une zone de parking a également été créée. Sur
l’emplacement de l’ancienne décharge et dans le bois attenant, deux zones
vallonnées, un parcours de santé a été créé. Trois espaces barbecues avec
foyers tables et bancs ont été aménagés. Ces espaces et l’étang forment ainsi
un magnifique ensemble touristique, d’environ
Plus tard, sur le ruisseau
des Marais à environ
En 2003, un pont en fer a remplacé le pont en bois devenu vétuste et dangereux (Année 2003).
Le sentier qui borde la berge sud, du fait de la proximité de résurgences s’est progressivement enfoncé et à chaque épisode pluvieux un peu soutenu le chemin était inondé empêchant le passage des promeneurs. Pour remédier à cela, en 2004, le sentier a été relevé, les berges ont été consolidées par un enrochement et la zone de résurgence a été reliée à l’étang par une conduite en béton. La même année, toujours sur la berge sud, à proximité du chemin des Marais, un poste de pêche pour handipêcheurs a été aménagé (Année 2004).
Le sentier piétonnier a été profilé pour permettre l’accès en fauteuil roulant et le long du chemin des Marais une place de parking réservée aux personnes handicapées a été aménagée. (plus de détails sur le site rubrique handipêche)
Situé à mi-chemin entre les montagnes du Jura et le
lac Léman l’étang est logé dans une dépression qui s’incline vers le
sud-ouest. Les coordonnées géographiques de l’île qui se
trouve en son milieu sont : la
latitude 46°
L’étang d’une superficie de



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Dès la création de l’amicale des pêcheurs, en accord
avec les autorités de la pêche, l’étang a été géré, comme une eau libre de
deuxième catégorie. Cependant en 2005 les responsables de la pêche à la
préfecture nous informent que l’étang, du fait de sa liaison avec une rivière
de première catégorie, est lui-même classé en première catégorie, de plus rien
n’indique à la préfecture qu’il a une existence légale. Pour régulariser la
situation de l’étang et pour continuer à y pratiquer l’activité pêche telle
qu’elle l’a été depuis 1995, la préfecture nous propose de demander pour
l’étang le classement en «enclos piscicole à valorisation touristique ».
Dès ce moment en accord avec la mairie, avec comme partenaire la société IRAP
d’Annecy un dossier est monté et soumis début 2006 aux responsables de la
préfecture. Il sera mis à l’étude et accepté fin décembre 2006 et en février
2007 nous recevons l’arrêté préfectoral qui entérine notre demande. En
conséquence l’existence de l’étang est légalisée et les règles de la pêche ne
sont plus celles de
5.
Les poissons, la pêche, la gestion retour
Une année après la mise en eau, en 1991, la commune a procédé à un alevinage, en poissons blancs (gardons, rotengles, tanches, carpes) et en carnassiers (brochets, perches).
En juin 1995, sous l'insistance de quelques pêcheurs de la commune, dans le but d’étudier la possibilité d’autoriser la pêche à l’étang, la municipalité organise une réunion où sont convoqués des conseillers municipaux, des pêcheurs de Cessy et le président de l’AAPPMA de Divonne. En septembre 1995 la mairie organise une partie de pêche pour les pêcheurs de Cessy et finalement elle donne l'autorisation de pratiquer la pêche dans l’étang. Pour gérer cette nouvelle activité dans la commune, à la demande de monsieur le Maire, l’association « Amicale des Pêcheurs de l’Etang de Cessy est créée. Association régie selon la loi de 1901 les statuts sont déposés en sous préfecture de Gex fin septembre 1995 et un premier règlement intérieur est défini. Le but de l’association est l’organisation de la pêche dans l’étang et la gestion de celui-ci sur le plan piscicole. Dans un premier temps, à la demande des autorités municipales, dans un le but d’observer le fonctionnement de cette nouvelle activité dans le village, seulement les pêcheurs résidents à Cessy sont autorisés à devenir membre de l’amicale. Etant donné la bonne gestion de l’amicale et l’impacte plutôt favorable de la présence des pêcheurs sur le site, la situation va, au fil des années évoluer progressivement. Dans un premier temps des cartes d’invitations sont délivrées plus tard les noms résidents sont autorisés mais en nombre limité et finalement, avec l’accord des autorités municipales, les pêcheurs noms résidents sont admis sans restrictions à intégrer l’amicale.
Dès septembre
Deux fois par an, en mars et en octobre, l’APEC, en collaboration avec les employés municipaux, procède à l’entretien de l’étang et des berges. (Bûcheronnage, fauchage, faucardage, ramassage des détritus). En 1996 les berges ont été ensemencées avec des graines d’iris jaune. C’est une plante protégée, en régression significative en Europe depuis 1950. Elle a un effet bénéfique sur l’environnement en éliminant, par l’action de ses racines, les pesticides et herbicides qui s'accumulent dans le sol.
En 1996 les poissons-chats ont envahi l’étang et dans le but d’enrayer la prolifération, un piégeage au moyen de nasses a été entrepris mais sans résultat sensible et finalement abandonné au bout de trois ans. Toutefois la lutte contre l’envahisseur a continué en éliminant les bancs d’alevins au moyen d’épuisettes à fines mailles. A la même époque, la perche soleil est apparue, elle est une proie pour le brochet qui apparemment régularise sa population.
En 1999, des nénuphars en provenance d’un bassin de jardin privé ont été implantés en trois endroits.
Au printemps 2000, on observe une forte mortalité de poissons chats. Une enquête menée en collaboration avec le laboratoire départemental du Jura à Lons-le-Saunier et le laboratoire universitaire vétérinaire de Lyon a immédiatement débuté. La cause du phénomène est due à un virus. Ce virus inconnu est probablement spécifique aux poissons-chats et sans incidence sur la santé des autres espèces. A ce jour, les laboratoires ne nous ont toujours pas fourni les résultats définitifs des études. Toutefois le phénomène ne s’est pas reproduit.
En début de saison 2001 ce sont les carpes qui sont atteintes. La raison n’est pas bien définie. On sait que les carpes sont porteuses d’un virus que l’on appelle « le virus de printemps ». Ce virus devient actif et fait mourir les carpes si elles sont affaiblies. Le phénomène a duré un mois et nous avons dénombré environ 60 cadavres. Quelques carpes étaient des poissons d’un alevinage récent, probablement fatiguées par le voyage et mal acclimatés, mais il y avait une majorité de grosses carpes habituées de l’étang, certaines étaient des femelles porteuses d’oeufs.
En octobre 2001, lors d’un entretien de l’étang, dans les herbes aquatiques arrachées au fond de l’étang, des juvéniles d’écrevisses, difficilement identifiables, ont été découverts en grand nombre. Deux années plus tard en 2003 les pêcheurs commencent à prendre des écrevisses adultes cette fois identifiées comme l’écrevisse américaine, Orconectes limosus. En 2006 l’APEC décide d’entreprendre une étude sur les écrevisses de l’étang les premiers résultats seront publiés en 2007.
Depuis la mise en eau des couples de canards colverts et de foulques sont présents sur l’étang et s’y reproduisent. Deux couples de canards domestiques blancs en provenance d’Alsace ont été introduits en 1991. Ceux-ci se sont bien acclimatés et leurs descendants se sont accouplés avec les canards colvert pour former des hybrides. Ces oiseaux sont sédentaires. Pendant la période des migrations plusieurs dizaines de colverts ainsi que quelques couples de harles se posent régulièrement sur l’étang pour des séjours plus ou moins longs. Pendant cette période nous avons pu observer une année un couple d’oies brunes et très souvent un couple de grandes aigrettes. Des cormorans font de temps à autre une brève apparition. Ces trois dernières années, pendant la période estivale, un canard carolin et plus récemment un barbarie ont rejoint les colverts. Le héron et le martin-pêcheur sont présents toute l’année.
7. La flore du bord de l’eau. (Plus d’informations sur les documents scientifiques) retour
L’étang étant creusé à l’emplacement d’un marais, tout naturellement la flore caractéristique de ce biotope est très rapidement réapparu sur les berges. D’après les spécialistes cette flore est très riche, plusieurs dizaines d’espèces sont présentes. Voici en photos quelques plantes autres que l’iris et les nénuphars déjà cités :

Massette Roseau Verge d’or

Menthe Rubanier Jonc
Et les caractéristiques de
deux arbres :

Aulne glutineux (verne) Saule
Contrairement à ce que l’on pense généralement : nourrir les canards et les poissons avec du pain n'est pas une bonne action. Le déversement inconsidéré de pain est une menace pour la santé des poissons et des oiseaux aquatiques. Il y a un grand risque de voir la qualité de l’eau de l’étang et du ruisseau aval se dégrader dangereusement.
Si la quantité de pain jetée est trop importante, ou si les morceaux sont trop gros, le pain va couler au fond de l'eau avant même que les poissons ou les oiseaux ne le consomment. Le pain qui repose alors au fond de l'eau commence à se décomposer, les bactéries qui contribuent à la décomposition du pain vont se reproduire en consommant une grande quantité d'oxygène contenue dans l'eau. Cet oxygène est indispensable pour les poissons et les nombreux invertébrés qui peuplent l'étang. Les invertébrés, qui constituent la base normale de l'alimentation des poissons, vont progressivement disparaître et les poissons ne trouveront plus la nourriture indispensable à leur survie. La disparition de l’oxygène dissout va également accélérer l’eutrophisation de l’étang. Le phénomène de décomposition peut contribuer au développement d’une bactérie responsable du botulisme, la même bactérie qui tue les oiseaux d'eau. En voulant nourrir les canards, nous risquons de les tuer.
Respectons les canards, l’eau de l’étang, les poissons. Ne nourrissons plus les canards.
8.2 Les espèces
susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques
En
ce qui concerne l’étang de Cessy, les espèces largement implantées sont :
la tortue de Floride, le poisson chat, la perche soleil et l’écrevisse
américaine. La loi interdit l’introduction de ces espèces en milieu aquatique,
elle interdit le transport de spécimens vivants, elle interdit l’utilisation
comme appât pour la pêche. En cas de capture il est interdit de les remettre à
l’eau et il y a obligation de les détruire. En dehors de ces espèces, en 2001,
un poisson exotique à été découvert mort. (Voir Anecdote page 12). Ce poisson a
probablement vécu plusieurs années dans l’étang puisque plusieurs promeneurs et
pêcheurs l’on aperçu et pensé voire un silure. Plus récemment en 2006 et en
janvier 2007 cinq poissons chats sud américains de la famille des locariidae (photo ci contre) ont été découverts mors. La loi interdit toute
introduction d’espèces non déjà présentes dans le milieu sans autorisation des
autorités de la pêche.
Ces actes sont punis d’une amende de 9000€ pour une action de jour et du double pour une action de nuit.
Si l’espèce introduite n’a pas de prédateur et si le biotope est favorable il suffit de quelques couples d’adultes pour obtenir rapidement une prolifération au détriment des espèces présentes. Les espèces déversées peuvent être porteuses saines de maladies qui peuvent décimer la faune locale.
L’origine de la présence de ces espèces dans l’étang n’est pas toujours évidente. En dehors d’une origine naturelle il existe plusieurs autres hypothèses. Celle-ci sont dues directement ou indirectement, en toute ignorance de la loi, à une intervention humaine :
1 - Le déversement par des aquariophiles et de personnes possédant un bassin de jardin
2 - La présence dans les lots d’alevinage en provenance des piscicultures.
3 - L’utilisation comme appât par les pêcheurs.
4 - Le déversement par des personnes malveillantes.
5 - Le déversement par des personnes pensant ainsi accroître la diversité de la faune de l’étang.
Pour
la tortue de Floride il n’y a aucun doute la présence sur le site est due à une
action humaine (hypothèses 1, 4, 5).
Cette tortue d’eau a été introduite massivement en Europe à partir des
années 1970 sous forme de juvénile, petite tortue verte grande comme une pièce
de deux euros qui une fois adulte fait
Il est souvent rapporté que les oiseaux aquatiques transportent les œufs des poissons dans leurs plumes. Effectivement, les œufs de certaines espèces de poissons, entre autres les gardons et les perches, sont flottants ou accrochés dans les herbes aquatiques. Dans ces conditions les œufs peuvent s’accrocher aux plumes et être transportés dans un autre milieu. Pour le poisson chat et la perche soleil ce n’est pas le cas ; ces deux espèces maintiennent les œufs dans un nid sur le fond de l’étang. Ce nid est gardé en permanence par les adultes qui chassent les intrus. L’accrochage dans les plumes d’un oiseau aquatique est très peu probable. Il y a donc de grandes chances pour que leur présence dans l’étang soit due à une intervention humaine (hypothèses 1, 2, 3, 4, 5). Comme prévu par la loi quand ils sont capturés les poissons-chats et les perches soleil sont détruits.
L’écrevisse américaine (Orconectes Limosus) est présente dans
le lac Léman et il n’est pas impossible qu’elle soit parvenue jusqu’à l’étang
en colonisant
9.
Comptes rendus des activités de l’APEC Inscrits dans le
bulletin municipal de Cessy
Apres
quatre ans de tranquillité les poissons de l'étang de Cessy vont connaître des
moments plus difficiles. En effet, en automne 1995, la municipalité a décidé de
donner aux habitants de Cessy le droit d'y
pratiquer la pêche.. Pour gérer cette
nouvelle activité dans la commune, à la demande de monsieur le Maire, sous
l'impulsion de C.J. Dellenbach et de quelques pêcheurs de la commune, une
association est créée:
l'Amicale de Pêcheurs de l'Etang de Cessy.
Le conseil d'administration fondateur se présente ainsi:
Président: J.L.Raffin
Vice Président: C.J.Dellenbach
Secrétaire: W.Coosemans
Trésorier: T.Texier
Conseillé scientifique: D.Baldry
Secrétaire adjoint: M.Chambardon
Trésorier adjoint: E.Bouniol
Membres:
C.Autran, D.Bouniol, A.Bonardi,
J.Pi.Dumoulin, J.Ph.Dumoulin, M.Dumas,
G.Evrard, L.Tissot, C.Tulik
L'étang est une eau libre et par conséquent il est
soumis aux règles nationales de la pêche. Il appartient au domaine privé. La
commune en est le propriétaire et par
conséquent elle détient le droit de pêche. De par sa faune, principalement des
carnassiers (brochets) et des cyprinidés (carpes, tanches, gardons), il est
classé en seconde catégorie.
Pour pécher dans l’étang il faut résider dans la commune, s’acquitter de la taxe piscicole auprès d’une Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Piscicole (AAPPMA), adhérer à l’amicale.
La pêche est ouverte du premier samedi d'avril au premier dimanche de janvier suivant. Elle est autorisée le lundi, le mercredi et le samedi du lever au coucher du soleil, les jours fériés s'ils tombent un autre jour et le dimanche du lever du soleil à midi.
L’Amicale
des Pêcheurs de l’Etang de Cessy a maintenant une année d’existence et une
saison de pêche derrière elle. Nous comptons 87 membres pêcheurs. Plusieurs
manifestations ont eu lieu durant cette année. En juin, lors des Journées
Nationales de
L’eau,
la faune et la flore de l’étang et des ruisseaux amonts et avals sont régulièrement
contrôlées, des échantillons sont prélevés et analysés. Cette activité nous a
permis de déceler un début de pollution.
Les promeneurs, petits et grands, se rendent bien souvent au bord de l'étang
pour donner du pain aux oiseaux et aux poissons. Cela est fait, bien
évidemment, avec une bonne intention. Le pain peut constituer un complément de
nourriture important pour les oiseaux surtout quand les lieux habituels de
recherche de nourriture sont gelés ou enneigés. Sans être nocif, ce n'est cependant pas un aliment idéal pour les
poissons qui requièrent une nourriture plus protéique que le pain.
Si la
quantité distribuée est trop importante, ou si les morceaux sont trop gros, le
pain va couler au fond de l'eau avant même que les poissons ou les oiseaux
puissent le consommer. Le pain qui repose alors au fond de l'eau commence à se
décomposer. Cette décomposition d'éléments organiques non naturels, va
accélérer le processus d'eutrophisation de l'étang (disparition de l'oxygène
dissout dans l’eau). En effet, les bactéries et autres micro-organismes qui
contribuent à la décomposition du pain vont se reproduire. Leur population va
croître considérablement et pour cela ils vont consommer une grande quantité
d'oxygène contenue dans l'eau. Cet oxygène est indispensable pour les poissons
et les nombreux invertébrés qui peuplent l'étang. Ces invertébrés, qui
constituent la base normale de l'alimentation des poissons, vont
progressivement disparaître et les poissons ne trouveront plus la nourriture
indispensable à leur survie. L'analyse de l'eau qui s’écoulait de l’étang dans
le ruisseau aval montrait qu'elle était
hautement chargée en particules de pain en décomposition et que la quantité
d'invertébrés en suspension était extrêmement faible. Il était donc évident que la quantité de pain déversée
dans l'étang était trop importante et que la proportion ingérée par les oiseaux et les poissons trop faible.
Le déversement inconsidéré de pain est donc
une menace très sérieuse pour la santé
des eaux de l'étang et du ruisseau aval.
Le
pain distribué aux oiseaux et aux poissons doit l'être en
quantité raisonnable, et de plus il doit
être brisé en morceaux suffisamment petits, de manière à ce qu'il soit
rapidement ingéré par les animaux auxquels il est destiné. Le surplus de pain amené au bord de l’eau
peut être déposé sur la berge pour les oiseaux.
Nous avons, par des affiches et des contacts directs, sensibilisé les promeneurs. Ceux-ci ont parfaitement compris le problème et modifier leur comportement. Nous les en remercions vivement. Très vite la pollution a disparu mais nous restons vigilants.
Pour pratiquer ces analyses nous disposons dans l’eau des pièges constitués d’une armature en laiton et d’un filet à mailles très fines. Deux appareils ont malheureusement disparus.
Nous nous intéressons à un autre
problème celui de la prolifération galopante des poissons-chats. Ce poisson est
arrivé dans l’étang sans qu’on l’y invite. Il n’a pas de prédateur et il se
reproduit très rapidement. Cela pourrait être intéressant pour la pêche mais il
y a un inconvénient le poisson-chat détruit en les consommant les oeufs et les
alevins des autres espèces. Pour équilibrer les populations nous sommes donc
obligé de donner un coups de main à Dame Nature.
Notre étang ne s’est pas peuplé
naturellement et il faut là aussi dans un premier temps aider la nature et
procéder à des alevinages artificiels, cela pendant plusieurs années avant
qu’un équilibre naturel s’installe. La commune a effectué cette opération par
le passé et la dernière fois en mars
La saison de
pêche 1997 s'est bien déroulée. Malgré des conditions atmosphériques pas
toujours favorables nos différentes
manifestations ont eu le succès habituel. La première nuit de la carpe s'est
elle déroulée par un temps magnifique et 35 pêcheurs se sont retrouvés pendant
24 heures au bord de l'étang, 43 carpes ont été prises et remises à l'eau après
pesée (
L'alevinage a
eu lieu en automne,
Les conditions de vie dans notre étang restent bonnes. La flore se développe bien et offrira bientôt des abris aquatiques qui favoriseront la reproduction naturelle des espèces nobles (carpe, gardons, tanches, brochets, perches), ce qui n'est pas encore le cas. Notre inquiétude vient du marais qui se transforme rapidement en une zone boisée. Le marais filtre l'eau de ruissellement qui alimente en partie l'étang s'il se transforme en forêt il ne pourra plus assurer cette fonction. Il apparaît indispensable de prendre des mesures pour arrêter le phénomène.
En 1997 nous avons investi dans l'achat d'une barque bien utile pour la pose des nasses utilisées pour la capture des poissons-chats (voir bulletin communal 1977), l'entretien des berges, la récupération des objets flottants indésirables, l'analyse de l'eau, etc.
Notre conseiller scientifique s'est mis à la disposition des écoles et du Syndicat d'Initiative pour faire découvrir aux élèves, étudiants et touristes la faune et la flore de l'étang, du marais et des ruisseaux.
Cette année nous avons acheté du matériel de pêche pour l'initiation. Il sera mis à la disposition des jeunes ou moins jeunes qui voudront apprendre à pêcher en compagnie des membres de l'Amicale. Cela se fera sur demande ou durant les différentes manifestations organisées au bord de l'étang.
Les cartes annuelles seront vendues le 31 mars et le 2 avril de 18h00 à 19h30 salle du Vidolet, les autres seront disponibles à partir du mois de mai le vendredi de 17h30 à 18h30 dans une annexe de la mairie de Cessy et tous les autres jours au magasin de pêche le PELICAN à St-Genis.
Le Comité de l'Amicale souhaite à tous, promeneurs, sportifs, pêcheurs, une agréable saison autour de l'étang de Cessy.
Photos possibles mais pas terribles !!!! à
vous de juger , à vous de choisir !
Si vous pouvez attendre, d'autres
possibilités dans quelques jours !
Légendes
1 remise de la coupe au premier
jeune du concours annuel.
2 un bon coin de pêche.
3 patience, ça vas mordre !
4 vainqueurs et organisateurs du concours
annuel.
L’Amicale, soucieuse de
l’environnement, continue son travail d’observation et de contrôle non
seulement sur l’étang mais également sur le bassin versant. Les conditions de
vie pour la flore et la faune du site restent bonnes dans l’ensemble. Toutefois
nous avons eu une alerte. Cet été le niveau de l’eau a baisé d’environ
50cm. Cela a eu pour conséquence un réchauffement anormal de l’eau qui a
provoqué une prolifération soudaine de la flore, une perte en oxygène dissout
et la mort d’une centaine de truites. Ce phénomène est probablement la conséquence
de ce que nous avions déjà signalé, à savoir, l’assèchement du marais
d’alimentation. Le marais est le réservoir naturel de l’étang, il stocke l’eau
en période de pluie et la restitue, en la filtrant, en période de sécheresse.
Si, du fait de sa transformation en forêt, le marais s’assèche et il ne pourra
plus assurer sont rôle et les conditions de vie dans l’étang deviendront
critiques. Il nous apparaît urgent de prendre des mesures pour remédier à cette
situation et une campagne de déboisement du marais nous paraît indispensable.
L’amicale pourrait entreprendre cette action avec l’accord et en collaboration
avec les services communaux et toutes les personnes qui ont la volonté de
préserver ce magnifique site. Déjà avec la collaboration des ouvriers communaux
nous luttons contre la trop grande prolifération de la flore aquatique et
l’envahissement des berges par les buissons d’aulnes.
Il existe sur les berges de l’étang une plante qu’il ne faut en aucun cas arracher ou cueillir, il s'agit de l’iris jaune. C’est une plante protégée, en régression significative en Europe depuis 1950. Nous avons la chance d’en avoir plusieurs stations. Elle a un effet bénéfique sur l’environnement en éliminant, par l’action de ses racines, les pesticides et herbicides qui s'accumulent dans le sol.
Parmi les manifestations organisées autour de
l’étang il faut signaler le grand succès remporté par la fête " PECHE ET
BATEAUX", manifestation organisée sur un week-end en collaboration avec la
société "
Autre succès, le challenge de la carpe a réuni trois fois dans la saison une trentaine de carpistes qui se sont affrontés amicalement pendant 24 heures. C’est notre trésorier, Thierry Texier, qui est ressorti vainqueur de cette joute. La plus grosse carpe prise durant ces rencontres pesait 7.5kg. (Actuel record officiel de l’étang !