L’étang de Cessy  de 1985 à ……..

 

Avant propos

 

Ce document n’a pas la prétention d’être un ouvrage scientifique, sa vocation est de raconter simplement le vécu de l’étang. Il est complété par une compilation des comptes rendus des activités de l’Amicale qui ont figurés, années après années, dans le bulletin municipal de Cessy et où l’on pourra trouver plus de détails et d’anecdotes.

Le document n’est pas figé et nous pouvons sans problème incorporer des informations qui nous seront communiquées par les lecteurs.

 

Pour les informations plus  scientifiques l’APEC possède les documents suivants :

 

- Observation et études de l’étang de Cessy   David Baldry       

Premier rapport  décembre 1995 

Deuxième rapport octobre 1996

Troisième rapport juillet 1998

Quatrième rapport  mars 2000

 

- Statut biologique de l’Oudar  D. Baldry (en anglais)  mai 1997

 

- Etude sur l’épidémie des poissons chats (en anglais)  D.Baldry et  Laboratoire départemental du Jura   printemps 2000

 

- Dossier de demande de régularisation de l’enclos piscicole à vocation touristique de Cessy  IRAP (sur base des documents et des informations de l’APEC) janvier 2006

 

- Etude des écrevisses dans l’étang de Cessy et dans l’Oudar au pont de Mourex
      Résumé de l’étude menée en 2006  David Baldry, Williame Coosemans

 

- Etude de l’écrevisse américaine  D.Baldry (disponible sur le site : rubrique écrevisse)

          1. Objectif, l’étang, les techniques, quelques observations initiales juin 2007
          2. Observation d’O.limnosus à de faibles températures septembre 2007

          3. Le cycle reproductif d’O. limosus


 

Table des matières

 

1.  Avant 1985. 3

2. Les travaux. 3

3.  Description. 3

4. Le  classement piscicole. 5

5.  Les poissons, la pêche, la gestion. 5

6. Les oiseaux aquatiques. 7

8. Deux problèmes. 8

8.1 L’étang et le pain. 8

8.2 Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques. 8

9.Comptes rendus des activités de l’APEC.. 10

Inscrits dans le bulletin municipal de Cessy. 10

Année 1995. 10

Année 1996. 10

Année 1997. 12

Année 1998. 13

Année 1999. 14

Année 2001. 17

Année 2002. 18

Année 2003. 19

Année 2004. 20

Année 2005. 20

Année 2006. 21

Année  2007. 22


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1.  Avant 1985

 

            A l’est de son territoire, à la limite des communes de Sauverny, de Versonnex et de Grilly, la commune de Cessy est propriétaire d’un vaste ensemble de parcelles de marais, de prairies et de forêts. Sur une partie de ce territoire se trouve la décharge municipale. L’accès à cette zone s’effectue par la route départementale entre Cessy et Sauverny, puis par un chemin agricole non goudronné, le chemin des Marais, entre le lieu-dit le Chemin Levé sur la commune de Versonnex et Tutegny, hameau de la commune de Cessy. L’eau des marais s'écoule dans le ruisseau des Marais qui traverse le Chemin des Marais sous un ancien pont en pierre. Le ruisseau des Marais est un affluent de l’Oudar.

 

2. Les travaux

 

 Dès 1985 sur l’emplacement du grand marais la commune de Cessy, a testé la possibilité d’y creuser un étang. Ces tests ont consisté à creuser de grandes excavations dans le but de voir si, sur plusieurs années, le niveau d’eau restait compatible avec l’implantation d’un étang. Les tests donnèrent satisfaction et entre 1989 et 1990 l’étang a été creusé. Les berges ont été engazonnées, un sentier  piétonnier en fait le tour. A l’est un pont en bois a été construit pour permettre de franchir la zone de l’étang connectée au marais. Directement en aval du pont en pierre, dans un ouvrage bétonné des grilles empêchent la libre circulation des poissons avec l’Oudar et un système de vanne permet la régulation du niveau de l’eau dans l’étang. Dans le même temps, l’ancienne décharge municipale a été dépolluée, assainie, comblée avec les matériaux de terrassement et engazonnée. Une zone de parking a également été créée. Sur l’emplacement de l’ancienne décharge et dans le bois attenant, deux zones vallonnées, un parcours de santé a été créé. Trois espaces barbecues avec foyers tables et bancs ont été aménagés. Ces espaces et l’étang forment ainsi un magnifique ensemble touristique, d’environ 12 hectares, très attractif pour les habitants de Cessy et de la région.

Plus tard, sur le ruisseau des Marais à environ 50 mètres en aval du système de vannes, afin d’améliorer le système de non dévalaison des poissons vers l’Oudar, l’APEC a construit un barrage.

En 2003, un pont en fer a remplacé le pont en bois devenu vétuste et dangereux (Année 2003. 19).

  Le sentier qui borde  la berge sud, du fait de la proximité de résurgences s’est progressivement enfoncé et à chaque épisode pluvieux un peu soutenu le chemin était inondé empêchant le passage des promeneurs. Pour remédier à cela, en 2004, le sentier a été relevé, les berges ont été consolidées par un enrochement et la zone de résurgence a été reliée à l’étang par une conduite en béton. La même année, toujours sur la berge sud, à proximité du chemin des Marais, un poste de pêche pour handipêcheurs a été aménagé (Année 2004. 20).

Le sentier piétonnier a été profilé pour permettre l’accès en fauteuil roulant et le long du chemin des Marais une place de parking réservée aux personnes handicapées a été aménagée. (plus de détails sur le site rubrique handipêche)

 

3.  Description                                                                                                                                                            retour

 

Situé à mi-chemin entre les montagnes du Jura et le lac Léman l’étang est logé dans une dépression qui s’incline vers le sud-ouest.  Les  coordonnées géographiques de l’île qui se trouve en son milieu  sont : la latitude 46° 18’ 50 Nord, la longitude E 6° 05’ 45 Est. L’altitude moyenne du niveau de l’eau est  de 500 mètres.

L’étang d’une superficie de 2,26 hectares a une profondeur moyenne de 2 mètres. Il est alimenté par l’affleurement de la nappe phréatique, par un ruisseau relié à un petit marais situé au nord et un fossé de captage creusé dans ce qui reste du grand marais où l’étang a été creusé. Le trop-plein s’écoule à travers les grilles dans le ruisseau des Marais affluent de l’Oudar, qui se jette dans la Versoix, deux rivières de première catégorie.

 

 

 

 

 

4. Le  classement piscicole

 

Dès la création de l’amicale des pêcheurs, en accord avec les autorités de la pêche, l’étang a été géré, comme une eau libre de deuxième catégorie. Cependant en 2005 les responsables de la pêche à la préfecture nous informent que l’étang, du fait de sa liaison avec une rivière de première catégorie, est lui-même classé en première catégorie, de plus rien n’indique à la préfecture qu’il a une existence légale. Pour régulariser la situation de l’étang et pour continuer à y pratiquer l’activité pêche telle qu’elle l’a été depuis 1995, la préfecture nous propose de demander pour l’étang le classement en «enclos  piscicole à valorisation touristique ». Dès ce moment en accord avec la mairie, avec comme partenaire la société IRAP d’Annecy un dossier est monté et soumis début 2006 aux responsables de la préfecture. Il sera mis à l’étude et accepté fin décembre 2006 et en février 2007 nous recevons l’arrêté préfectoral qui entérine notre demande. En conséquence l’existence de l’étang est légalisée et les règles de la pêche ne sont plus celles de la Fédération Nationale de la Pêche mais celle du propriétaire et du gestionnaire de l’étang c’est-à-dire la Mairie de Cessy et l’APEC. L’arrêté stipule qu’il faut renforcer le dispositif de non circulation des poissons en installant un filtre à poisson dans le ruisseau des Marais directement en aval des vannes. Pour réaliser ce filtre, le ruisseau des Marais sera comblé sur environ 6m. par des galets de 20 cm., ils seront déposés  contre le côté amont du  barrage. 

 

5.  Les poissons, la pêche, la gestion                                                                                                                         retour

 

Une année après la mise en eau, en 1991, la commune a procédé à un alevinage, en poissons blancs (gardons, rotengles, tanches, carpes) et en carnassiers (brochets, perches).

  En juin 1995, sous l'insistance de quelques pêcheurs de la commune, dans le but d’étudier la possibilité d’autoriser la pêche à l’étang, la municipalité organise une réunion où sont convoqués des conseillers municipaux, des pêcheurs de Cessy et le président de l’AAPPMA de Divonne. En septembre 1995 la mairie organise une partie de pêche pour les pêcheurs de Cessy et finalement elle donne  l'autorisation de pratiquer la pêche dans l’étang. Pour gérer cette nouvelle activité dans la commune, à la demande de monsieur le Maire, l’association « Amicale des Pêcheurs de l’Etang de Cessy est créée. Association régie selon la loi de 1901 les statuts sont déposés en sous préfecture de Gex fin septembre 1995 et un premier règlement intérieur est défini. Le but de l’association est l’organisation de la pêche dans l’étang et la gestion de celui-ci sur le plan piscicole. Dans un premier temps, à la demande des autorités municipales, dans un le but d’observer le fonctionnement de cette nouvelle activité dans le village, seulement les pêcheurs résidents à Cessy sont autorisés à devenir membre de l’amicale. Etant donné la bonne gestion de l’amicale et l’impacte plutôt favorable de la présence des pêcheurs sur le site, la situation va, au fil des années évoluer progressivement. Dans un premier temps des cartes d’invitations sont délivrées plus tard les noms résidents sont autorisés mais en nombre limité et finalement, avec l’accord des autorités municipales, les pêcheurs noms résidents sont admis sans restrictions à intégrer l’amicale.

 Dès septembre 1995 a débuté une observation régulière sur la qualité de l’eau, sur la flore et la faune aquatique. En mars 1996, la mairie alevine pour la deuxième et dernière fois. Dès lors c’est l’APEC qui prend à sa charge l’alevinage et l’étang sera régulièrement  empoissonné en brochet, carpes, rotengles, tanches et gardons.

Deux fois par an, en mars et en octobre, l’APEC, en collaboration avec les employés municipaux, procède à l’entretien de l’étang et des berges. (Bûcheronnage, fauchage, faucardage, ramassage des détritus). En 1996 les berges ont été ensemencées avec des graines d’iris jaune. C’est une plante protégée, en régression significative en Europe depuis 1950. Elle a un effet bénéfique sur l’environnement en éliminant, par l’action de ses racines, les pesticides et herbicides qui s'accumulent dans le sol.

En 1996 les poissons-chats ont envahi l’étang et dans le but d’enrayer la prolifération, un piégeage au moyen de nasses a été entrepris mais sans résultat sensible et finalement abandonné au bout de trois ans. Toutefois la lutte contre l’envahisseur a continué en éliminant les bancs d’alevins au moyen d’épuisettes à fines mailles. A la même époque, la perche soleil est apparue, elle est une proie pour le brochet qui apparemment régularise sa population.

 En 1999, des nénuphars en provenance d’un bassin de jardin privé ont été implantés en trois endroits.

Au printemps 2000, on observe une forte mortalité de poissons chats. Une enquête menée en collaboration avec le laboratoire départemental du Jura à Lons-le-Saunier et le laboratoire universitaire vétérinaire de Lyon a immédiatement débuté. La cause du phénomène est due à un virus. Ce virus inconnu est probablement  spécifique aux poissons-chats et sans incidence sur la santé des autres espèces. A ce jour, les laboratoires ne nous ont toujours pas fourni les résultats définitifs des études. Toutefois le phénomène ne s’est pas reproduit.

 En début de saison 2001 ce sont les carpes qui sont atteintes. La raison n’est pas bien définie. On sait que les carpes sont porteuses d’un virus que l’on appelle « le virus de printemps ».  Ce virus devient actif et fait mourir les carpes si elles sont affaiblies. Le phénomène a duré un mois et nous avons dénombré environ 60 cadavres. Quelques carpes étaient des poissons d’un alevinage récent, probablement fatiguées par le voyage et mal acclimatés, mais il y avait une majorité de grosses carpes habituées de l’étang, certaines étaient des femelles porteuses d’oeufs.

En octobre 2001, lors d’un entretien de l’étang, dans les herbes aquatiques arrachées au fond de l’étang, des juvéniles d’écrevisses, difficilement identifiables, ont été découverts en grand nombre. Deux années plus tard en 2003 les pêcheurs commencent à prendre des écrevisses adultes cette fois identifiées comme l’écrevisse américaine, Orconectes limosus. En 2006 l’APEC décide d’entreprendre une étude sur les écrevisses de l’étang les premiers résultats seront publiés en 2007.

 

6. Les oiseaux aquatiques.

 

Depuis la mise en eau des couples de canards colverts et de foulques sont présents sur l’étang et s’y reproduisent. Deux couples de canards domestiques blancs en provenance d’Alsace ont été introduits en 1991. Ceux-ci se sont bien acclimatés et leurs descendants se sont accouplés avec les canards colvert pour former des hybrides. Ces oiseaux sont sédentaires. Pendant la période des migrations plusieurs dizaines de colverts ainsi que quelques couples de harles  se posent régulièrement sur l’étang pour des séjours plus ou moins longs. Pendant cette période nous avons pu observer une année un couple d’oies brunes et très souvent un couple de grandes aigrettes. Des cormorans font de temps à autre une brève apparition. Ces trois dernières années, pendant la période estivale, un canard carolin et plus récemment un barbarie ont rejoint les colverts. Le héron et le martin-pêcheur sont présents toute l’année.

 

7. La flore du bord de l’eau.   (Plus d’informations sur les documents scientifiques)                                                         retour

 

L’étang étant creusé à l’emplacement d’un marais, tout naturellement la flore caractéristique de ce biotope est très rapidement réapparu sur les berges. D’après les spécialistes cette flore est très riche, plusieurs dizaines d’espèces sont présentes. Voici en photos quelques plantes autres que l’iris et les nénuphars déjà cités :

 

   

      Massette                           Roseau                        Verge d’or

 

    

        Menthe                   Rubanier                 Jonc

 

Et les caractéristiques de deux  arbres :
            
       Aulne glutineux (verne)                      Saule

8. Deux problèmes

 

 8.1 L’étang et le pain

 

Contrairement à ce que l’on pense généralement : nourrir les canards et les poissons avec du pain n'est pas une bonne action. Le déversement inconsidéré de pain est une menace pour la santé des poissons et des oiseaux aquatiques. Il y a un grand risque de voir la qualité de l’eau de l’étang et du ruisseau aval se dégrader dangereusement.

 Si la quantité de pain jetée est trop importante, ou si les morceaux sont trop gros, le pain va couler au fond de l'eau avant même que les poissons ou les oiseaux ne le consomment. Le pain qui repose alors au fond de l'eau commence à se décomposer, les bactéries qui contribuent à la décomposition du pain vont se reproduire en consommant  une grande quantité d'oxygène contenue dans l'eau. Cet oxygène est indispensable pour les poissons et les nombreux invertébrés qui peuplent l'étang. Les invertébrés, qui constituent la base normale de l'alimentation des poissons, vont progressivement disparaître et les poissons ne trouveront plus la nourriture indispensable à leur survie. La disparition de l’oxygène dissout va également accélérer l’eutrophisation de l’étang. Le phénomène de décomposition peut contribuer au développement d’une bactérie responsable du botulisme, la même bactérie qui tue les oiseaux d'eau. En voulant  nourrir les canards, nous risquons de les tuer. 

Respectons les canards, l’eau de l’étang, les poissons. Ne nourrissons plus les canards.

 

8.2 Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

 

En ce qui concerne l’étang de Cessy, les espèces largement implantées sont : la tortue de Floride, le poisson chat, la perche soleil et l’écrevisse américaine. La loi interdit l’introduction de ces espèces en milieu aquatique, elle interdit le transport de spécimens vivants, elle interdit l’utilisation comme appât pour la pêche. En cas de capture il est interdit de les remettre à l’eau et il y a obligation de les détruire. En dehors de ces espèces, en 2001, un poisson exotique à été découvert mort. (Voir Anecdote page 12). Ce poisson a probablement vécu plusieurs années dans l’étang puisque plusieurs promeneurs et pêcheurs l’on aperçu et pensé voire un silure. Plus récemment en 2006 et en janvier 2007 cinq poissons chats sud américains de la famille des locariidae (photo ci contre)  ont été découverts mors. La loi interdit toute introduction d’espèces non déjà présentes dans le milieu sans autorisation des autorités de la pêche.

 Ces actes sont punis d’une amende de  9000€  pour une action de jour et du double pour une action de nuit.

Si l’espèce introduite n’a pas de prédateur et si le biotope est favorable il suffit de quelques couples d’adultes pour obtenir rapidement une prolifération au détriment des espèces présentes. Les espèces déversées peuvent être porteuses saines de maladies qui peuvent décimer la faune locale.

            L’origine de la présence de ces espèces dans l’étang n’est pas toujours évidente. En dehors d’une origine naturelle il existe plusieurs autres hypothèses. Celle-ci sont dues directement ou indirectement, en toute ignorance de la loi,  à une intervention humaine :

1 - Le déversement par des aquariophiles et de personnes possédant un bassin de jardin

2 - La présence dans les lots d’alevinage en provenance des piscicultures.

3 - L’utilisation comme appât par les pêcheurs.

4 - Le déversement  par des  personnes malveillantes.

5 - Le déversement par des personnes pensant ainsi accroître la diversité de la faune de l’étang.

 

            Pour la tortue de Floride il n’y a aucun doute la présence sur le site est due à une action humaine (hypothèses 1, 4, 5).  Cette tortue d’eau a été introduite massivement en Europe à partir des années 1970 sous forme de juvénile, petite tortue verte grande comme une pièce de deux euros qui une fois adulte fait 20 cm. de diamètre pour un poids de 1,5kg., devenue trop encombrante, elle est le plus souvent rejetée dans la nature à proximité d’une rivière ou d’un lac. Apparemment elle ne se reproduit pas en Europe, pas encore ! Très agressive elle peut occuper le territoire de la cistude, la tortue européenne. La vente sous forme juvénile est maintenant interdite. Il arrive qu’elle morde aux appâts pour la carpe, si elle est capturée elle est détruite.

Il est souvent rapporté que les oiseaux aquatiques transportent les œufs des poissons dans leurs plumes. Effectivement, les œufs de certaines espèces de poissons, entre autres les gardons et les perches,  sont flottants ou accrochés dans les herbes aquatiques. Dans ces conditions les œufs peuvent s’accrocher aux plumes et être transportés dans un autre milieu. Pour le poisson chat et la perche soleil ce n’est pas le cas ; ces deux espèces maintiennent les œufs dans un nid sur le fond de l’étang. Ce nid est gardé en permanence par les adultes qui chassent les intrus. L’accrochage dans les plumes d’un oiseau aquatique est très peu probable. Il y a donc de grandes chances pour que leur présence dans l’étang soit due à une intervention humaine (hypothèses 1, 2, 3, 4, 5). Comme prévu par la loi quand ils sont capturés les poissons-chats et les perches soleil sont détruits.

L’écrevisse américaine (Orconectes Limosus) est présente dans le lac Léman et il n’est pas impossible qu’elle soit parvenue jusqu’à l’étang en colonisant la Versoix, l’Oudard et le ruisseau des Marais. Peut-être  était elle présente dans le ruisseau des Marais avant le creusement de l’étang. L’intervention humaine (hypothése1,2,3,4,5) reste pour l’instant l’hypothèse la plus probable. Une étude approfondie est menée depuis le printemps 2006, elle devrait nous apporter plus d’informations sur sa provenance et répondre à la question : quel est l’impacte de l’écrevisse américaine sur le biotope de l’étang. Comme pour les autres espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques quand elle est capturée l’écrevisse américaine doit être détruite.


 

9.    Comptes rendus des activités de l’APEC   Inscrits dans le bulletin municipal de Cessy

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Année 1995   

 

Apres quatre ans de tranquillité les poissons de l'étang de Cessy vont connaître des moments plus difficiles. En effet, en automne 1995, la municipalité a décidé de donner aux habitants de Cessy le droit d'y  pratiquer la pêche.. Pour gérer cette nouvelle activité dans la commune, à la demande de monsieur le Maire, sous l'impulsion de C.J. Dellenbach et de quelques pêcheurs de la commune, une association est créée:

              l'Amicale de Pêcheurs de l'Etang de Cessy.

 

Le conseil d'administration fondateur se présente ainsi:

Président: J.L.Raffin

Vice Président:  C.J.Dellenbach

Secrétaire: W.Coosemans

Trésorier:  T.Texier

Conseillé scientifique: D.Baldry

Secrétaire adjoint: M.Chambardon

Trésorier adjoint:  E.Bouniol 

Membres: C.Autran, D.Bouniol,  A.Bonardi, J.Pi.Dumoulin, J.Ph.Dumoulin,  M.Dumas, G.Evrard, L.Tissot, C.Tulik

 

L'étang est une eau libre et par conséquent il est soumis aux règles nationales de la pêche. Il appartient au domaine privé. La commune  en est le propriétaire et par conséquent elle détient le droit de pêche. De par sa faune, principalement des carnassiers (brochets) et des cyprinidés (carpes, tanches, gardons), il est classé en seconde catégorie.

Pour pécher dans l’étang   il faut résider dans la commune, s’acquitter de la taxe piscicole auprès d’une Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Piscicole (AAPPMA), adhérer à l’amicale.

La pêche est ouverte du premier samedi d'avril au premier dimanche de janvier suivant. Elle est autorisée le lundi, le mercredi et le samedi du lever au coucher du soleil, les jours fériés s'ils tombent un autre jour et le  dimanche du lever du soleil à midi.

 

Année 1996

 

L’Amicale des Pêcheurs de l’Etang de Cessy a maintenant une année d’existence et une saison de pêche derrière elle. Nous comptons 87 membres pêcheurs. Plusieurs manifestations ont eu lieu durant cette année. En juin, lors des Journées Nationales de la Pêche, nous avons organisé, le samedi, une journée d’initiation à la pêche. En septembre a eu lieu le concours de pêche annuel ouvert aux détenteurs d’une carte de pêche fédérale. En octobre s’est disputé pour la première fois le challenge du poisson-chat, une journée exclusivement réservée à  la pêche de cette espèce.

L’eau, la faune et la flore de l’étang et des ruisseaux amonts et avals sont régulièrement contrôlées, des échantillons sont prélevés et analysés. Cette activité nous a permis de déceler un début de pollution. Les promeneurs, petits et grands, se rendent bien souvent au bord de l'étang pour donner du pain aux oiseaux et aux poissons. Cela est fait, bien évidemment, avec une bonne intention. Le pain peut constituer un complément de nourriture important pour les oiseaux surtout quand les lieux habituels de recherche de nourriture sont gelés ou enneigés. Sans être nocif, ce n'est  cependant pas un aliment idéal pour les poissons qui requièrent une nourriture plus protéique que le pain.

   Si la quantité distribuée est trop importante, ou si les morceaux sont trop gros, le pain va couler au fond de l'eau avant même que les poissons ou les oiseaux puissent le consommer. Le pain qui repose alors au fond de l'eau commence à se décomposer. Cette décomposition d'éléments organiques non naturels, va accélérer le processus d'eutrophisation de l'étang (disparition de l'oxygène dissout dans l’eau). En effet, les bactéries et autres micro-organismes qui contribuent à la décomposition du pain vont se reproduire. Leur population va croître considérablement et pour cela ils vont consommer une grande quantité d'oxygène contenue dans l'eau. Cet oxygène est indispensable pour les poissons et les nombreux invertébrés qui peuplent l'étang. Ces invertébrés, qui constituent la base normale de l'alimentation des poissons, vont progressivement disparaître et les poissons ne trouveront plus la nourriture indispensable à leur survie. L'analyse de l'eau qui s’écoulait de l’étang dans le ruisseau aval  montrait qu'elle était hautement chargée en particules de pain en décomposition et que la quantité d'invertébrés en suspension était extrêmement faible. Il était  donc évident que la quantité de pain déversée dans l'étang était trop importante et que la proportion  ingérée par les oiseaux  et les poissons trop faible.

Le déversement inconsidéré de pain est donc une  menace très sérieuse pour la santé des eaux de l'étang et du ruisseau  aval.

 

 Le pain  distribué aux  oiseaux et aux poissons doit l'être en quantité  raisonnable, et de plus il doit être brisé en morceaux suffisamment petits, de manière à ce qu'il soit rapidement ingéré par les animaux auxquels il est destiné.   Le surplus de pain amené au bord de l’eau peut être déposé sur la berge pour les oiseaux.

Nous avons, par des affiches et des contacts directs, sensibilisé les promeneurs. Ceux-ci ont parfaitement compris le problème et modifier leur comportement. Nous les en remercions  vivement. Très vite la pollution a disparu mais nous restons vigilants.

Pour pratiquer ces analyses nous disposons dans l’eau des pièges constitués d’une armature en laiton et d’un filet à mailles très fines. Deux appareils ont malheureusement disparus. 

Nous nous intéressons à un autre problème celui de la prolifération galopante des poissons-chats. Ce poisson est arrivé dans l’étang sans qu’on l’y invite. Il n’a pas de prédateur et il se reproduit très rapidement. Cela pourrait être intéressant pour la pêche mais il y a un inconvénient le poisson-chat détruit en les consommant les oeufs et les alevins des autres espèces. Pour équilibrer les populations nous sommes donc obligé de donner un coups de main à Dame Nature. La Fédération Nationale de la Pêche nous a autorisé a utiliser des nasses spécifiques aux poissons-chats  afin d’essayer de prélever un maximum des ces indésirables. Ce problème n’est pas propre à notre étang mais se retrouve presque dans tous les plans d’eau et constitue un véritable fléau. Il faut savoir que le transport vivant de cette espèce est interdit par la Fédération de pêche.  Les nasses sont déposées à différents endroits de l’étang au moyen d’une barque et relevées tout les deux jours et cela du mois de juin au mois de septembre. La aussi nous avons eu des déboires avec notre matériel, sur deux nasses   utilisées l’une a été détruite et retrouvée dans une poubelle et l’autre a disparu.  Ces engins qui reposent sur le fond sont reliés par une corde à un flotteur légèrement immergé. Une étude scientifique du phénomène poisson-chat est menée par notre conseillé scientifique en collaboration avec les pêcheurs et notre expérience pourrait être utile à d’autres associations.

Notre étang ne s’est pas peuplé naturellement et il faut là aussi dans un premier temps aider la nature et procéder à des alevinages artificiels, cela pendant plusieurs années avant qu’un équilibre naturel s’installe. La commune a effectué cette opération par le passé et la dernière fois en mars 1996. A partir de 1997  l’Amicale prend à sa charge les alevinages et la gestion piscicole de l’étang.

 

Année 1997                                                                                                                                                                                retour

 

La saison de pêche 1997 s'est bien déroulée. Malgré des conditions atmosphériques pas toujours favorables  nos différentes manifestations ont eu le succès habituel. La première nuit de la carpe s'est elle déroulée par un temps magnifique et 35 pêcheurs se sont retrouvés pendant 24 heures au bord de l'étang, 43 carpes ont été prises et remises à l'eau après pesée (6 Kg pour la plus grosse ). Pendant le concours des moins de 16 ans nous avons eu le plaisir d'initier quelques jeunes aux joies de la pêche.

L'alevinage a eu lieu en automne, 50 Kg de tanches, 200 Kg de gardons et 10 Kg de perches ont été mis à l'eau. Au point 6 du LEP l'eau de drainage est décantée dans un étang artificiel avant de rejoindre la Versoix. Cet étang a été aleviné avec différentes espèces. Les conditions biologiques se sont trouvées propices au développement et à la reproduction et le poisson a proliféré. En septembre le CERN a entrepris d'approfondir l'étang et nous a proposé de récupérer la plus grande partie de la faune piscicole. Notre conseiller scientifique (D.Baldry) s'est alors penché sur le problème, analyse du site, condition de vie des poissons, recherche de maladie, etc. Après sont accord, avec l'aide des responsables du CERN nous avons transféré dans notre étang environ 50 grosses carpes et plusieurs centaines de petits poissons de différentes espèces, carpes, tanches, perches, vairons.

Les conditions de vie dans notre étang restent bonnes. La flore se développe bien et offrira bientôt des abris aquatiques qui favoriseront la reproduction naturelle des espèces nobles (carpe, gardons, tanches, brochets, perches), ce qui n'est pas encore le cas. Notre inquiétude vient du marais qui se transforme rapidement en une zone boisée. Le marais filtre l'eau de ruissellement qui alimente en partie l'étang s'il se transforme en forêt il ne pourra plus assurer cette fonction. Il apparaît indispensable de prendre des mesures pour arrêter le phénomène.

En 1997 nous avons investi dans l'achat d'une barque bien utile pour la pose des nasses utilisées pour la capture des poissons-chats (voir bulletin communal 1977), l'entretien des berges, la récupération des objets flottants indésirables, l'analyse de l'eau, etc.

Notre conseiller scientifique s'est mis à la disposition des écoles et du Syndicat d'Initiative pour faire découvrir aux élèves, étudiants et touristes la faune et la flore de l'étang, du marais et des ruisseaux.

Cette année nous avons acheté du matériel de pêche pour l'initiation. Il sera mis à la disposition des jeunes ou moins jeunes qui voudront apprendre à pêcher en compagnie des membres de l'Amicale. Cela se fera sur demande ou durant les différentes manifestations organisées au bord de l'étang.

Les cartes annuelles seront vendues le 31 mars et le 2 avril de 18h00 à 19h30 salle du Vidolet,  les autres seront disponibles à partir du mois de mai le vendredi de 17h30 à 18h30 dans une annexe de la mairie de Cessy et tous les autres jours au magasin de pêche le PELICAN à St-Genis.

 

Le Comité de l'Amicale souhaite à tous, promeneurs, sportifs, pêcheurs, une agréable saison autour de l'étang de Cessy.

 

Photos possibles mais pas terribles !!!! à vous de juger , à vous de choisir !

Si vous pouvez attendre, d'autres possibilités dans quelques jours !

 

Légendes     1    remise de la coupe au premier jeune du concours annuel.

                    2    un bon coin de pêche.

                    3    patience, ça vas mordre !

                    4   vainqueurs et organisateurs du concours annuel.

 

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Année 1998

 

Zone de Texte:  L’Amicale, soucieuse de l’environnement, continue son travail d’observation et de contrôle non seulement sur l’étang mais également sur le bassin versant. Les conditions de vie pour la flore et la faune du site restent bonnes dans l’ensemble. Toutefois nous avons eu une alerte. Cet été le niveau de l’eau  a baisé d’environ 50cm. Cela a eu pour conséquence un réchauffement anormal de l’eau qui a provoqué une prolifération soudaine de la flore, une perte en oxygène dissout et la mort d’une centaine de truites. Ce phénomène est probablement la conséquence de ce que nous avions déjà signalé, à savoir, l’assèchement du marais d’alimentation. Le marais est le réservoir naturel de l’étang, il stocke l’eau en période de pluie et la restitue, en la filtrant, en période de sécheresse. Si, du fait de sa transformation en forêt, le marais s’assèche et il ne pourra plus assurer sont rôle et les conditions de vie dans l’étang deviendront critiques. Il nous apparaît urgent de prendre des mesures pour remédier à cette situation et une campagne de déboisement du marais nous paraît indispensable. L’amicale pourrait entreprendre cette action avec l’accord et en collaboration avec les services communaux et toutes les personnes qui ont la volonté de préserver ce magnifique site. Déjà avec la collaboration des ouvriers communaux nous luttons contre la trop grande prolifération de la flore aquatique et l’envahissement des berges par les buissons d’aulnes.

 

Il existe sur les berges de l’étang une plante  qu’il ne faut en aucun cas arracher ou cueillir, il s'agit de l’iris jaune. C’est une plante protégée, en régression significative en Europe depuis 1950. Nous avons la chance d’en avoir plusieurs stations. Elle a un effet bénéfique sur l’environnement en éliminant, par l’action de ses racines, les pesticides et herbicides qui s'accumulent dans le sol.

 

Parmi les manifestations organisées autour de l’étang il faut signaler le grand succès remporté par la fête " PECHE ET BATEAUX", manifestation organisée sur un week-end en collaboration avec la société " la Mini Batellerie d’Yverdon ". 

 Autre succès, le challenge de la carpe a réuni trois fois dans la saison une trentaine de carpistes qui se sont affrontés amicalement pendant 24 heures. C’est notre trésorier, Thierry Texier, qui est ressorti vainqueur de cette joute. La plus grosse carpe prise durant ces rencontres pesait 7.5kg. (Actuel record officiel de l’étang !