L’étang de Cessy  de 1985 à ……..

 

Avant propos

 

Ce document n’a pas la prétention d’être un ouvrage scientifique, sa vocation est de raconter simplement le vécu de l’étang. Il est complété par une compilation des comptes rendus des activités de l’Amicale qui ont figurés, années après années, dans le bulletin municipal de Cessy et où l’on pourra trouver plus de détails et d’anecdotes.

Le document n’est pas figé et nous pouvons sans problème incorporer des informations qui nous seront communiquées par les lecteurs.

 

Pour les informations plus  scientifiques l’APEC possède les documents suivants :

 

- Observation et études de l’étang de Cessy   David Baldry       

Premier rapport  décembre 1995 

Deuxième rapport octobre 1996

Troisième rapport juillet 1998

Quatrième rapport  mars 2000

 

- Statut biologique de l’Oudar  D. Baldry (en anglais)  mai 1997

 

- Etude sur l’épidémie des poissons chats (en anglais)  D.Baldry et  Laboratoire départemental du Jura   printemps 2000

 

- Dossier de demande de régularisation de l’enclos piscicole à vocation touristique de Cessy  IRAP (sur base des documents et des informations de l’APEC) janvier 2006

 

- Etude des écrevisses dans l’étang de Cessy et dans l’Oudar au pont de Mourex
      Résumé de l’étude menée en 2006  David Baldry, Williame Coosemans

 

- Etude de l’écrevisse américaine  D.Baldry (disponible sur le site : rubrique écrevisse)

          1. Objectif, l’étang, les techniques, quelques observations initiales juin 2007
          2. Observation d’O.limnosus à de faibles températures septembre 2007

          3. Le cycle reproductif d’O. limosus


 

Table des matières

 

1.  Avant 1985. 3

2. Les travaux. 3

3.  Description. 3

4. Le  classement piscicole. 5

5.  Les poissons, la pêche, la gestion. 5

6. Les oiseaux aquatiques. 7

8. Deux problèmes. 8

8.1 L’étang et le pain. 8

8.2 Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques. 8

9.Comptes rendus des activités de l’APEC.. 10

Inscrits dans le bulletin municipal de Cessy. 10

Année 1995. 10

Année 1996. 10

Année 1997. 12

Année 1998. 13

Année 1999. 14

Année 2001. 17

Année 2002. 18

Année 2003. 19

Année 2004. 20

Année 2005. 20

Année 2006. 21

Année  2007. 22

                  Année 2008


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1.  Avant 1985

 

            A l’est de son territoire, à la limite des communes de Sauverny, de Versonnex et de Grilly, la commune de Cessy est propriétaire d’un vaste ensemble de parcelles de marais, de prairies et de forêts. Sur une partie de ce territoire se trouve la décharge municipale. L’accès à cette zone s’effectue par la route départementale entre Cessy et Sauverny, puis par un chemin agricole non goudronné, le chemin des Marais, entre le lieu-dit le Chemin Levé sur la commune de Versonnex et Tutegny, hameau de la commune de Cessy. L’eau des marais s'écoule dans le ruisseau des Marais qui traverse le Chemin des Marais sous un ancien pont en pierre. Le ruisseau des Marais est un affluent de l’Oudar.

 

2. Les travaux

 

 Dès 1985 sur l’emplacement du grand marais la commune de Cessy, a testé la possibilité d’y creuser un étang. Ces tests ont consisté à creuser de grandes excavations dans le but de voir si, sur plusieurs années, le niveau d’eau restait compatible avec l’implantation d’un étang. Les tests donnèrent satisfaction et entre 1989 et 1990 l’étang a été creusé. Les berges ont été engazonnées, un sentier  piétonnier en fait le tour. A l’est un pont en bois a été construit pour permettre de franchir la zone de l’étang connectée au marais. Directement en aval du pont en pierre, dans un ouvrage bétonné des grilles empêchent la libre circulation des poissons avec l’Oudar et un système de vanne permet la régulation du niveau de l’eau dans l’étang. Dans le même temps, l’ancienne décharge municipale a été dépolluée, assainie, comblée avec les matériaux de terrassement et engazonnée. Une zone de parking a également été créée. Sur l’emplacement de l’ancienne décharge et dans le bois attenant, deux zones vallonnées, un parcours de santé a été créé. Trois espaces barbecues avec foyers tables et bancs ont été aménagés. Ces espaces et l’étang forment ainsi un magnifique ensemble touristique, d’environ 12 hectares, très attractif pour les habitants de Cessy et de la région.

Plus tard, sur le ruisseau des Marais à environ 50 mètres en aval du système de vannes, afin d’améliorer le système de non dévalaison des poissons vers l’Oudar, l’APEC a construit un barrage.

En 2003, un pont en fer a remplacé le pont en bois devenu vétuste et dangereux (Année 2003. 19).

  Le sentier qui borde  la berge sud, du fait de la proximité de résurgences s’est progressivement enfoncé et à chaque épisode pluvieux un peu soutenu le chemin était inondé empêchant le passage des promeneurs. Pour remédier à cela, en 2004, le sentier a été relevé, les berges ont été consolidées par un enrochement et la zone de résurgence a été reliée à l’étang par une conduite en béton. La même année, toujours sur la berge sud, à proximité du chemin des Marais, un poste de pêche pour handipêcheurs a été aménagé (Année 2004. 20).

Le sentier piétonnier a été profilé pour permettre l’accès en fauteuil roulant et le long du chemin des Marais une place de parking réservée aux personnes handicapées a été aménagée. (plus de détails sur le site rubrique handipêche)

 

3.  Description                                                                                                                                                            retour

 

Situé à mi-chemin entre les montagnes du Jura et le lac Léman l’étang est logé dans une dépression qui s’incline vers le sud-ouest.  Les  coordonnées géographiques de l’île qui se trouve en son milieu  sont : la latitude 46° 18’ 50 Nord, la longitude E 6° 05’ 45 Est. L’altitude du niveau de l’eau est  de 500 mètres.

L’étang d’une superficie de 2,26 hectares a une profondeur moyenne de 2 mètres. Il est alimenté par l’affleurement de la nappe phréatique, par un ruisseau relié à un petit marais situé au nord et un fossé de captage creusé dans ce qui reste du grand marais où l’étang a été creusé. Le trop-plein s’écoule à travers les grilles dans le ruisseau des Marais affluent de l’Oudar, qui se jette dans la Versoix, deux rivières de première catégorie.

 

 

 

 

 


 

4. Le  classement piscicole

 

Dès la création de l’amicale des pêcheurs, en accord avec les autorités de la pêche, l’étang a été géré, comme une eau libre de deuxième catégorie. Cependant en 2005 les responsables de la pêche à la préfecture nous informent que l’étang, du fait de sa liaison avec une rivière de première catégorie, est lui-même classé en première catégorie, de plus rien n’indique à la préfecture qu’il a une existence légale. Pour régulariser la situation de l’étang et pour continuer à y pratiquer l’activité pêche telle qu’elle l’a été depuis 1995, la préfecture nous propose de demander pour l’étang le classement en «enclos  piscicole à valorisation touristique ». Dès ce moment en accord avec la mairie, avec comme partenaire la société IRAP d’Annecy un dossier est monté et soumis début 2006 aux responsables de la préfecture. Il sera mis à l’étude et accepté fin décembre 2006 et en février 2007 nous recevons l’arrêté préfectoral qui entérine notre demande. En conséquence l’existence de l’étang est légalisée et les règles de la pêche ne sont plus celles de la Fédération Nationale de la Pêche mais celle du propriétaire et du gestionnaire de l’étang c’est-à-dire la Mairie de Cessy et l’APEC. L’arrêté stipule qu’il faut renforcer le dispositif de non circulation des poissons en installant un filtre à poisson dans le ruisseau des Marais directement en aval des vannes. Pour réaliser ce filtre, le ruisseau des Marais sera comblé sur environ 6m. par des galets de 20 cm., ils seront déposés  contre le côté amont du  barrage. 

 

5.  Les poissons, la pêche, la gestion                                                                                                                                    retour

 

Une année après la mise en eau, en 1991, la commune a procédé à un alevinage, en poissons blancs (gardons, rotengles, tanches, carpes) et en carnassiers (brochets, perches).

  En juin 1995, sous l'insistance de quelques pêcheurs de la commune, dans le but d’étudier la possibilité d’autoriser la pêche à l’étang, la municipalité organise une réunion où sont convoqués des conseillers municipaux, des pêcheurs de Cessy et le président de l’AAPPMA de Divonne. En septembre 1995 la mairie organise une partie de pêche pour les pêcheurs de Cessy et finalement elle donne  l'autorisation de pratiquer la pêche dans l’étang. Pour gérer cette nouvelle activité dans la commune, à la demande de monsieur le Maire, l’association « Amicale des Pêcheurs de l’Etang de Cessy est créée. Association régie selon la loi de 1901 les statuts sont déposés en sous préfecture de Gex fin septembre 1995 et un premier règlement intérieur est défini. Le but de l’association est l’organisation de la pêche dans l’étang et la gestion de celui-ci sur le plan piscicole. Dans un premier temps, à la demande des autorités municipales, dans un le but d’observer le fonctionnement de cette nouvelle activité dans le village, seulement les pêcheurs résidents à Cessy sont autorisés à devenir membre de l’amicale. Etant donné la bonne gestion de l’amicale et l’impacte plutôt favorable de la présence des pêcheurs sur le site, la situation va, au fil des années évoluer progressivement. Dans un premier temps des cartes d’invitations sont délivrées plus tard les noms résidents sont autorisés mais en nombre limité et finalement, avec l’accord des autorités municipales, les pêcheurs noms résidents sont admis sans restrictions à intégrer l’amicale.

 Dès septembre 1995 a débuté une observation régulière sur la qualité de l’eau, sur la flore et la faune aquatique. En mars 1996, la mairie alevine pour la deuxième et dernière fois. Dès lors c’est l’APEC qui prend à sa charge l’alevinage et l’étang sera régulièrement  empoissonné en brochet, carpes, rotengles, tanches et gardons.

Deux fois par an, en mars et en octobre, l’APEC, en collaboration avec les employés municipaux, procède à l’entretien de l’étang et des berges. (Bûcheronnage, fauchage, faucardage, ramassage des détritus). En 1996 les berges ont été ensemencées avec des graines d’iris jaune. C’est une plante protégée, en régression significative en Europe depuis 1950. Elle a un effet bénéfique sur l’environnement en éliminant, par l’action de ses racines, les pesticides et herbicides qui s'accumulent dans le sol.

En 1996 les poissons-chats ont envahi l’étang et dans le but d’enrayer la prolifération, un piégeage au moyen de nasses a été entrepris mais sans résultat sensible et finalement abandonné au bout de trois ans. Toutefois la lutte contre l’envahisseur a continué en éliminant les bancs d’alevins au moyen d’épuisettes à fines mailles. A la même époque, la perche soleil est apparue, elle est une proie pour le brochet qui apparemment régularise sa population.

 En 1999, des nénuphars en provenance d’un bassin de jardin privé ont été implantés en trois endroits.

Au printemps 2000, on observe une forte mortalité de poissons chats. Une enquête menée en collaboration avec le laboratoire départemental du Jura à Lons-le-Saunier et le laboratoire universitaire vétérinaire de Lyon a immédiatement débuté. La cause du phénomène est due à un virus. Ce virus inconnu est probablement  spécifique aux poissons-chats et sans incidence sur la santé des autres espèces. A ce jour, les laboratoires ne nous ont toujours pas fourni les résultats définitifs des études. Toutefois le phénomène ne s’est pas reproduit.

 En début de saison 2001 ce sont les carpes qui sont atteintes. La raison n’est pas bien définie. On sait que les carpes sont porteuses d’un virus que l’on appelle « le virus de printemps ».  Ce virus devient actif et fait mourir les carpes si elles sont affaiblies. Le phénomène a duré un mois et nous avons dénombré environ 60 cadavres. Quelques carpes étaient des poissons d’un alevinage récent, probablement fatiguées par le voyage et mal acclimatés, mais il y avait une majorité de grosses carpes habituées de l’étang, certaines étaient des femelles porteuses d’oeufs.

En octobre 2001, lors d’un entretien de l’étang, dans les herbes aquatiques arrachées au fond de l’étang, des juvéniles d’écrevisses, difficilement identifiables, ont été découverts en grand nombre. Deux années plus tard en 2003 les pêcheurs commencent à prendre des écrevisses adultes cette fois identifiées comme l’écrevisse américaine, Orconectes limosus. En 2006 l’APEC décide d’entreprendre une étude sur les écrevisses de l’étang les premiers résultats seront publiés en 2007.

 

6. Les oiseaux aquatiques.

 

Depuis la mise en eau des couples de canards colverts et de foulques sont présents sur l’étang et s’y reproduisent. Deux couples de canards domestiques blancs en provenance d’Alsace ont été introduits en 1991. Ceux-ci se sont bien acclimatés et leurs descendants se sont accouplés avec les canards colvert pour former des hybrides. Ces oiseaux sont sédentaires. Pendant la période des migrations plusieurs dizaines de colverts ainsi que quelques couples de harles  se posent régulièrement sur l’étang pour des séjours plus ou moins longs. Pendant cette période nous avons pu observer une année un couple d’oies brunes et très souvent un couple de grandes aigrettes. Des cormorans font de temps à autre une brève apparition. Ces trois dernières années, pendant la période estivale, un canard carolin et plus récemment un barbarie ont rejoint les colverts. Le héron et le martin-pêcheur sont présents toute l’année.

 

7. La flore du bord de l’eau.   (Plus d’informations sur les documents scientifiques)                                                     retour

 

L’étang étant creusé à l’emplacement d’un marais, tout naturellement la flore caractéristique de ce biotope est très rapidement réapparu sur les berges. D’après les spécialistes cette flore est très riche, plusieurs dizaines d’espèces sont présentes. Voici en photos quelques plantes autres que l’iris et les nénuphars déjà cités :

 

   

      Massette                           Roseau                        Verge d’or

 

    

        Menthe                   Rubanier                 Jonc

 

Et les caractéristiques de deux  arbres :
            
       Aulne glutineux (verne)                      Saule

8. Deux problèmes

 

 8.1 L’étang et le pain

 

Contrairement à ce que l’on pense généralement : nourrir les canards et les poissons avec du pain n'est pas une bonne action. Le déversement inconsidéré de pain est une menace pour la santé des poissons et des oiseaux aquatiques. Il y a un grand risque de voir la qualité de l’eau de l’étang et du ruisseau aval se dégrader dangereusement.

 Si la quantité de pain jetée est trop importante, ou si les morceaux sont trop gros, le pain va couler au fond de l'eau avant même que les poissons ou les oiseaux ne le consomment. Le pain qui repose alors au fond de l'eau commence à se décomposer, les bactéries qui contribuent à la décomposition du pain vont se reproduire en consommant  une grande quantité d'oxygène contenue dans l'eau. Cet oxygène est indispensable pour les poissons et les nombreux invertébrés qui peuplent l'étang. Les invertébrés, qui constituent la base normale de l'alimentation des poissons, vont progressivement disparaître et les poissons ne trouveront plus la nourriture indispensable à leur survie. La disparition de l’oxygène dissout va également accélérer l’eutrophisation de l’étang. Le phénomène de décomposition peut contribuer au développement d’une bactérie responsable du botulisme, la même bactérie qui tue les oiseaux d'eau. En voulant  nourrir les canards, nous risquons de les tuer. 

Respectons les canards, l’eau de l’étang, les poissons. Ne nourrissons plus les canards.

 

8.2 Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

 

En ce qui concerne l’étang de Cessy, les espèces largement implantées sont : la tortue de Floride, le poisson chat, la perche soleil et l’écrevisse américaine. La loi interdit l’introduction de ces espèces en milieu aquatique, elle interdit le transport de spécimens vivants, elle interdit l’utilisation comme appât pour la pêche. En cas de capture il est interdit de les remettre à l’eau et il y a obligation de les détruire. En dehors de ces espèces, en 2001, un poisson exotique à été découvert mort. (Voir Anecdote page 12). Ce poisson a probablement vécu plusieurs années dans l’étang puisque plusieurs promeneurs et pêcheurs l’on aperçu et pensé voire un silure. Plus récemment en 2006 et en janvier 2007 cinq poissons chats sud américains de la famille des locariidae (photo ci contre)  ont été découverts morts. La loi interdit toute introduction d’espèces non déjà présentes dans le milieu sans autorisation des autorités de la pêche.

 Ces actes sont punis d’une amende de  9000€  pour une action de jour et du double pour une action de nuit.

Si l’espèce introduite n’a pas de prédateur et si le biotope est favorable il suffit de quelques couples d’adultes pour obtenir rapidement une prolifération au détriment des espèces présentes. Les espèces déversées peuvent être porteuses saines de maladies qui peuvent décimer la faune locale.

            L’origine de la présence de ces espèces dans l’étang n’est pas toujours évidente. En dehors d’une origine naturelle il existe plusieurs autres hypothèses. Celle-ci sont dues directement ou indirectement, en toute ignorance de la loi,  à une intervention humaine :

1 - Le déversement par des aquariophiles et de personnes possédant un bassin de jardin

2 - La présence dans les lots d’alevinage en provenance des piscicultures.

3 - L’utilisation comme appât par les pêcheurs.

4 - Le déversement  par des  personnes malveillantes.

5 - Le déversement par des personnes pensant ainsi accroître la diversité de la faune de l’étang.

 

            Pour la tortue de Floride il n’y a aucun doute la présence sur le site est due à une action humaine (hypothèses 1, 4, 5).  Cette tortue d’eau a été introduite massivement en Europe à partir des années 1970 sous forme de juvénile, petite tortue verte grande comme une pièce de deux euros qui une fois adulte fait 20 cm. de diamètre pour un poids de 1,5kg., devenue trop encombrante, elle est le plus souvent rejetée dans la nature à proximité d’une rivière ou d’un lac. Apparemment elle ne se reproduit pas en Europe, pas encore ! Très agressive elle peut occuper le territoire de la cistude, la tortue européenne. La vente sous forme juvénile est maintenant interdite. Il arrive qu’elle morde aux appâts pour la carpe, si elle est capturée elle est détruite.

Il est souvent rapporté que les oiseaux aquatiques transportent les œufs des poissons dans leurs plumes. Effectivement, les œufs de certaines espèces de poissons, entre autres les gardons et les perches,  sont flottants ou accrochés dans les herbes aquatiques. Dans ces conditions les œufs peuvent s’accrocher aux plumes et être transportés dans un autre milieu. Pour le poisson chat et la perche soleil ce n’est pas le cas ; ces deux espèces maintiennent les œufs dans un nid sur le fond de l’étang. Ce nid est gardé en permanence par les adultes qui chassent les intrus. L’accrochage dans les plumes d’un oiseau aquatique est très peu probable. Il y a donc de grandes chances pour que leur présence dans l’étang soit due à une intervention humaine (hypothèses 1, 2, 3, 4, 5). Comme prévu par la loi quand ils sont capturés les poissons-chats et les perches soleil sont détruits.

L’écrevisse américaine (Orconectes Limosus) est présente dans le lac Léman et il n’est pas impossible qu’elle soit parvenue jusqu’à l’étang en colonisant la Versoix, l’Oudard et le ruisseau des Marais. Peut-être  était elle présente dans le ruisseau des Marais avant le creusement de l’étang. L’intervention humaine (hypothése1,2,3,4,5) reste pour l’instant l’hypothèse la plus probable. Une étude approfondie est menée depuis le printemps 2006, elle devrait nous apporter plus d’informations sur sa provenance et répondre à la question : quel est l’impacte de l’écrevisse américaine sur le biotope de l’étang. Comme pour les autres espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques quand elle est capturée l’écrevisse américaine doit être détruite.


 

9.    Comptes rendus des activités de l’APEC   Inscrits dans le bulletin municipal de Cessy

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Année 1995   

 

Apres quatre ans de tranquillité les poissons de l'étang de Cessy vont connaître des moments plus difficiles. En effet, en automne 1995, la municipalité a décidé de donner aux habitants de Cessy le droit d'y  pratiquer la pêche.. Pour gérer cette nouvelle activité dans la commune, à la demande de monsieur le Maire, sous l'impulsion de C.J. Dellenbach et de quelques pêcheurs de la commune, une association est créée:

              l'Amicale de Pêcheurs de l'Etang de Cessy.

 

Le conseil d'administration fondateur se présente ainsi:

Président: J.L.Raffin

Vice Président:  C.J.Dellenbach

Secrétaire: W.Coosemans

Trésorier:  T.Texier

Conseillé scientifique: D.Baldry

Secrétaire adjoint: M.Chambardon

Trésorier adjoint:  E.Bouniol 

Membres: C.Autran, D.Bouniol,  A.Bonardi, J.Pi.Dumoulin, J.Ph.Dumoulin,  M.Dumas, G.Evrard, L.Tissot, C.Tulik

 

L'étang est une eau libre et par conséquent il est soumis aux règles nationales de la pêche. Il appartient au domaine privé. La commune  en est le propriétaire et par conséquent elle détient le droit de pêche. De par sa faune, principalement des carnassiers (brochets) et des cyprinidés (carpes, tanches, gardons), il est classé en seconde catégorie.

Pour pécher dans l’étang   il faut résider dans la commune, s’acquitter de la taxe piscicole auprès d’une Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Piscicole (AAPPMA), adhérer à l’amicale.

La pêche est ouverte du premier samedi d'avril au premier dimanche de janvier suivant. Elle est autorisée le lundi, le mercredi et le samedi du lever au coucher du soleil, les jours fériés s'ils tombent un autre jour et le  dimanche du lever du soleil à midi.

 

Année 1996

 

L’Amicale des Pêcheurs de l’Etang de Cessy a maintenant une année d’existence et une saison de pêche derrière elle. Nous comptons 87 membres pêcheurs. Plusieurs manifestations ont eu lieu durant cette année. En juin, lors des Journées Nationales de la Pêche, nous avons organisé, le samedi, une journée d’initiation à la pêche. En septembre a eu lieu le concours de pêche annuel ouvert aux détenteurs d’une carte de pêche fédérale. En octobre s’est disputé pour la première fois le challenge du poisson-chat, une journée exclusivement réservée à  la pêche de cette espèce.

L’eau, la faune et la flore de l’étang et des ruisseaux amonts et avals sont régulièrement contrôlées, des échantillons sont prélevés et analysés. Cette activité nous a permis de déceler un début de pollution. Les promeneurs, petits et grands, se rendent bien souvent au bord de l'étang pour donner du pain aux oiseaux et aux poissons. Cela est fait, bien évidemment, avec une bonne intention. Le pain peut constituer un complément de nourriture important pour les oiseaux surtout quand les lieux habituels de recherche de nourriture sont gelés ou enneigés. Sans être nocif, ce n'est  cependant pas un aliment idéal pour les poissons qui requièrent une nourriture plus protéique que le pain.

   Si la quantité distribuée est trop importante, ou si les morceaux sont trop gros, le pain va couler au fond de l'eau avant même que les poissons ou les oiseaux puissent le consommer. Le pain qui repose alors au fond de l'eau commence à se décomposer. Cette décomposition d'éléments organiques non naturels, va accélérer le processus d'eutrophisation de l'étang (disparition de l'oxygène dissout dans l’eau). En effet, les bactéries et autres micro-organismes qui contribuent à la décomposition du pain vont se reproduire. Leur population va croître considérablement et pour cela ils vont consommer une grande quantité d'oxygène contenue dans l'eau. Cet oxygène est indispensable pour les poissons et les nombreux invertébrés qui peuplent l'étang. Ces invertébrés, qui constituent la base normale de l'alimentation des poissons, vont progressivement disparaître et les poissons ne trouveront plus la nourriture indispensable à leur survie. L'analyse de l'eau qui s’écoulait de l’étang dans le ruisseau aval  montrait qu'elle était hautement chargée en particules de pain en décomposition et que la quantité d'invertébrés en suspension était extrêmement faible. Il était  donc évident que la quantité de pain déversée dans l'étang était trop importante et que la proportion  ingérée par les oiseaux  et les poissons trop faible.

Le déversement inconsidéré de pain est donc une  menace très sérieuse pour la santé des eaux de l'étang et du ruisseau  aval.

 

 Le pain  distribué aux  oiseaux et aux poissons doit l'être en quantité  raisonnable, et de plus il doit être brisé en morceaux suffisamment petits, de manière à ce qu'il soit rapidement ingéré par les animaux auxquels il est destiné.   Le surplus de pain amené au bord de l’eau peut être déposé sur la berge pour les oiseaux.

Nous avons, par des affiches et des contacts directs, sensibilisé les promeneurs. Ceux-ci ont parfaitement compris le problème et modifier leur comportement. Nous les en remercions  vivement. Très vite la pollution a disparu mais nous restons vigilants.

Pour pratiquer ces analyses nous disposons dans l’eau des pièges constitués d’une armature en laiton et d’un filet à mailles très fines. Deux appareils ont malheureusement disparus. 

Nous nous intéressons à un autre problème celui de la prolifération galopante des poissons-chats. Ce poisson est arrivé dans l’étang sans qu’on l’y invite. Il n’a pas de prédateur et il se reproduit très rapidement. Cela pourrait être intéressant pour la pêche mais il y a un inconvénient le poisson-chat détruit en les consommant les oeufs et les alevins des autres espèces. Pour équilibrer les populations nous sommes donc obligé de donner un coups de main à Dame Nature. La Fédération Nationale de la Pêche nous a autorisé a utiliser des nasses spécifiques aux poissons-chats  afin d’essayer de prélever un maximum des ces indésirables. Ce problème n’est pas propre à notre étang mais se retrouve presque dans tous les plans d’eau et constitue un véritable fléau. Il faut savoir que le transport vivant de cette espèce est interdit par la Fédération de pêche.  Les nasses sont déposées à différents endroits de l’étang au moyen d’une barque et relevées tout les deux jours et cela du mois de juin au mois de septembre. La aussi nous avons eu des déboires avec notre matériel, sur deux nasses   utilisées l’une a été détruite et retrouvée dans une poubelle et l’autre a disparu.  Ces engins qui reposent sur le fond sont reliés par une corde à un flotteur légèrement immergé. Une étude scientifique du phénomène poisson-chat est menée par notre conseillé scientifique en collaboration avec les pêcheurs et notre expérience pourrait être utile à d’autres associations.

Notre étang ne s’est pas peuplé naturellement et il faut là aussi dans un premier temps aider la nature et procéder à des alevinages artificiels, cela pendant plusieurs années avant qu’un équilibre naturel s’installe. La commune a effectué cette opération par le passé et la dernière fois en mars 1996. A partir de 1997  l’Amicale prend à sa charge les alevinages et la gestion piscicole de l’étang.

 

Année 1997                                                                                                                                                                                retour

 

La saison de pêche 1997 s'est bien déroulée. Malgré des conditions atmosphériques pas toujours favorables  nos différentes manifestations ont eu le succès habituel. La première nuit de la carpe s'est elle déroulée par un temps magnifique et 35 pêcheurs se sont retrouvés pendant 24 heures au bord de l'étang, 43 carpes ont été prises et remises à l'eau après pesée (6 Kg pour la plus grosse ). Pendant le concours des moins de 16 ans nous avons eu le plaisir d'initier quelques jeunes aux joies de la pêche.

L'alevinage a eu lieu en automne, 50 Kg de tanches, 200 Kg de gardons et 10 Kg de perches ont été mis à l'eau. Au point 6 du LEP l'eau de drainage est décantée dans un étang artificiel avant de rejoindre la Versoix. Cet étang a été aleviné avec différentes espèces. Les conditions biologiques se sont trouvées propices au développement et à la reproduction et le poisson a proliféré. En septembre le CERN a entrepris d'approfondir l'étang et nous a proposé de récupérer la plus grande partie de la faune piscicole. Notre conseiller scientifique (D.Baldry) s'est alors penché sur le problème, analyse du site, condition de vie des poissons, recherche de maladie, etc. Après sont accord, avec l'aide des responsables du CERN nous avons transféré dans notre étang environ 50 grosses carpes et plusieurs centaines de petits poissons de différentes espèces, carpes, tanches, perches, vairons.

Les conditions de vie dans notre étang restent bonnes. La flore se développe bien et offrira bientôt des abris aquatiques qui favoriseront la reproduction naturelle des espèces nobles (carpe, gardons, tanches, brochets, perches), ce qui n'est pas encore le cas. Notre inquiétude vient du marais qui se transforme rapidement en une zone boisée. Le marais filtre l'eau de ruissellement qui alimente en partie l'étang s'il se transforme en forêt il ne pourra plus assurer cette fonction. Il apparaît indispensable de prendre des mesures pour arrêter le phénomène.

En 1997 nous avons investi dans l'achat d'une barque bien utile pour la pose des nasses utilisées pour la capture des poissons-chats (voir bulletin communal 1977), l'entretien des berges, la récupération des objets flottants indésirables, l'analyse de l'eau, etc.

Notre conseiller scientifique s'est mis à la disposition des écoles et du Syndicat d'Initiative pour faire découvrir aux élèves, étudiants et touristes la faune et la flore de l'étang, du marais et des ruisseaux.

Cette année nous avons acheté du matériel de pêche pour l'initiation. Il sera mis à la disposition des jeunes ou moins jeunes qui voudront apprendre à pêcher en compagnie des membres de l'Amicale. Cela se fera sur demande ou durant les différentes manifestations organisées au bord de l'étang.

Les cartes annuelles seront vendues le 31 mars et le 2 avril de 18h00 à 19h30 salle du Vidolet,  les autres seront disponibles à partir du mois de mai le vendredi de 17h30 à 18h30 dans une annexe de la mairie de Cessy et tous les autres jours au magasin de pêche le PELICAN à St-Genis.

 

Le Comité de l'Amicale souhaite à tous, promeneurs, sportifs, pêcheurs, une agréable saison autour de l'étang de Cessy.

 

Photos possibles mais pas terribles !!!! à vous de juger , à vous de choisir !

Si vous pouvez attendre, d'autres possibilités dans quelques jours !

 

Légendes     1    remise de la coupe au premier jeune du concours annuel.

                    2    un bon coin de pêche.

                    3    patience, ça vas mordre !

                    4   vainqueurs et organisateurs du concours annuel.

 

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Année 1998

 

Zone de Texte:  L’Amicale, soucieuse de l’environnement, continue son travail d’observation et de contrôle non seulement sur l’étang mais également sur le bassin versant. Les conditions de vie pour la flore et la faune du site restent bonnes dans l’ensemble. Toutefois nous avons eu une alerte. Cet été le niveau de l’eau  a baisé d’environ 50cm. Cela a eu pour conséquence un réchauffement anormal de l’eau qui a provoqué une prolifération soudaine de la flore, une perte en oxygène dissout et la mort d’une centaine de truites. Ce phénomène est probablement la conséquence de ce que nous avions déjà signalé, à savoir, l’assèchement du marais d’alimentation. Le marais est le réservoir naturel de l’étang, il stocke l’eau en période de pluie et la restitue, en la filtrant, en période de sécheresse. Si, du fait de sa transformation en forêt, le marais s’assèche et il ne pourra plus assurer sont rôle et les conditions de vie dans l’étang deviendront critiques. Il nous apparaît urgent de prendre des mesures pour remédier à cette situation et une campagne de déboisement du marais nous paraît indispensable. L’amicale pourrait entreprendre cette action avec l’accord et en collaboration avec les services communaux et toutes les personnes qui ont la volonté de préserver ce magnifique site. Déjà avec la collaboration des ouvriers communaux nous luttons contre la trop grande prolifération de la flore aquatique et l’envahissement des berges par les buissons d’aulnes.

 

Il existe sur les berges de l’étang une plante  qu’il ne faut en aucun cas arracher ou cueillir, il s'agit de l’iris jaune. C’est une plante protégée, en régression significative en Europe depuis 1950. Nous avons la chance d’en avoir plusieurs stations. Elle a un effet bénéfique sur l’environnement en éliminant, par l’action de ses racines, les pesticides et herbicides qui s'accumulent dans le sol.

 

Parmi les manifestations organisées autour de l’étang il faut signaler le grand succès remporté par la fête " PECHE ET BATEAUX", manifestation organisée sur un week-end en collaboration avec la société " la Mini Batellerie d’Yverdon ". 

 Autre succès, le challenge de la carpe a réuni trois fois dans la saison une trentaine de carpistes qui se sont affrontés amicalement pendant 24 heures. C’est notre trésorier, Thierry Texier, qui est ressorti vainqueur de cette joute. La plus grosse carpe prise durant ces rencontres pesait 7.5kg. (Actuel record officiel de l’étang !  

 

La carpe

A propos de carpe,  savez-vous que ce poisson est une espèce exotique ? Elle a  été introduite dans nos eaux au début de l'ère chrétienne à l'époque de la conquête des Gaules par les colonies romaines qui revenaient d’Asie. Ce sont les moines du Moyen Age qui, ayant  inventé la pisciculture, ont intensifié son élevage pour faire face aux jeûnes imposés par l'église. Périodes durant lesquelles il fallait remplacer la viande par le poisson. Les carpes se sont très bien acclimatées, elles ont progressivement colonisé toutes les eaux relativement lentes et profondes de notre pays  soit  naturellement, en s’échappant des zones d’élevage, soit artificiellement par alevinage comme dans notre étang.

La carpe fait partie de la famille des cyprinidés, comme le gardon. A l’origine c’est un poisson couvert d’écailles. Pour faciliter le travail de préparation du consommateur les éleveurs ont progressivement, par croisement, fabriqué des spécimens sans écailles. Aujourd’hui on considère généralement trois grandes espèces : la "commune", couverte d’écailles, la "miroir", avec une rangée d’écailles près de la nageoire dorsale ou au milieu du corps et la "cuir" sans écaille. Dans notre étang on rencontre les trois variétés. Une bonne carpe pour la bouche ne doit pas faire plus de 3 kg au-delà de ce poids la chair est grasse, flasque et souvent d’un goût fade. La plus grosse carpe pêchée à la ligne en  France est une carpe cuir de 37 kg prise dans l’Yonne en 1981.

 

 


 Carpe commune                                    carpe miroir                                 carpe cuir

                                                                                                                     

 

Photo    Thierry et une carpe de 7.5kg

             On navigue sur l’étang

             Ce fut une belle journée

 

                                                                                                                                                                                                retour

 

Année 1999

Le premier « nénuphar » de l’étang

 
 


Zone de Texte:  L’Amicale des Pêcheurs de l’Etang de Cessy entame sa cinquième saison de pêche. Si la pêche est un de nos passe-temps favoris nous ne manquons pas de donner à notre activité un caractère scientifique. Grâce aux observations  et aux études de  notre conseillé scientifique, nous entreprenons régulièrement des actions qui font que l’étang se trouve aujourd’hui dans des conditions biologiques excellentes. Enfin nous pouvons constater une importante reproduction naturelle de poissons d’espèces nobles. L’étang et les zones humides avoisinantes deviennent un laboratoire d’étude et d’observation non seulement pour l’école de Cessy mais aussi pour des écoles françaises et suisses préoccupées par l’environnement et l’aménagement des milieux humides.

 Nous avons récemment introduit une nouvelle espèce végétale, un «  nénuphar blanc » du nom de Nymphéa blanc.  Il faut regarder et ne pas cueillir ! 

 

L’élément essentiel pour la survie de l’étang et pour le bien-être de la faune et de la flore c’est évidement la qualité et la quantité d’eau qui alimente l’étang. Pour cette raison, depuis la création de l’amicale nous relevons et étudions les hauteurs d’eau tombées sur Cessy sud.

Zone de Texte:

      Papa accroche le ver  s’il te plaît !

 
Une fois de plus  la fête " Pêche et Bateaux ", manifestation organisée sur un week-end en collaboration avec la société " la Mini Batellerie d’Yverdon " a remporté un grand succès. Autre succès, nos concours et les séances de formation des jeunes pécheurs lors des journées nationales de la pêche. Les trois nuits de la carpe n’ont pas rencontré la participation habituelle, il faut dire que le temps n’a pas toujours été favorable. Quant à la journée du poisson chat, s’il y avait des pêcheurs, on n’a pas vu un seul poisson-chat. L’eau était probablement encore trop froide et le barbu toujours en léthargie.

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Le poisson-chat

Comme la carpe le poisson-chat est une espèce exotique mais d’importation plus récente !  C’est au environ des années 1870 que des spécimens prélevés en Amérique du Nord ont été ramenés en France par des scientifiques. Installés dans des bassins au Muséum à Paris. Des individus se sont rapidement échappés vers la Seine en empruntant les égouts. A partir de cette époque ils ont commencé à coloniser le réseau hydrographique. Ils ont été bien aidés par des sociétés de pêche qui ont favorisé son introduction dans des secteurs ou la pollution commençait à faire son apparition. Ce poisson est en effet très résistant, il est aussi très prolifique et il n’a pratiquement pas de prédateur par contre lui s’attaque aux frais des autres espèces. A partir des années 1960 il a pratiquement colonisé l’ensemble du réseau hydrographique où la température de l’eau dépasse 16 degrés. Aujourd’hui l’espèce est considérée comme nuisible et susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques.  Comment est-il arrivé dans notre étang ? Mystère !

Il appartient à la famille des Ictaluridés, il y a plusieurs espèces, le nom scientifique de celui qui colonise notre étang est Ictalurus melas. Ne pas confondre avec le silure de la famille des siluridés. Sa peau est sans écailles de couleur vert foncé sur le dos et jaune clair sur le ventre. Contrairement aux spécimens américains qui peuvent atteindre des tailles et des poids considérables, chez nous les plus gros spécimens atteignent péniblement 30 cm et 500 g pour une durée de vie d’environ dix ans.  Sa bouche est entourée de 8 barbillons. La nageoire dorsale et les deux pectorales sont armées  d'une épine  qui provoque des piqûres profondes avec saignement et sensation de brûlure. Cela peut être dangereux pour le pêcheur car  ces piqûres s'infectent facilement. Autre curiosité la deuxième nageoire dorsale est adipeuse comme  chez la truite.  Le frai a lieu d’avril à juillet. La femelle dépose plusieurs milliers d’oeufs dans un nid à même le sol.  L’incubation dure une semaine pendant laquelle les adultes protègent le nid.  Après l’éclosion et jusqu’à la maturité les alevins se regroupent en boules compactes ce qui a pour effet d’effrayer les prédateurs. On peut souvent bien observer ce phénomène depuis le pont en bois.

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La perche soleil

C’est en 1886 que la perche soleil a été importée d'Amérique du Nord et introduite dans le sud-ouest de la France par des pisciculteurs. A partir delà elle a colonisé tout le réseau hydrographique. Ce poisson appartient à la famille des Centrarchidae. Adulte il mesure en moyenne entre 10 et 15 cm, c’est un poisson très coloré de forme aplatie et au profil rond.  La perche soleil est considérée comme une espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques. Elle est très prolifique et elle dévore les oeufs et les alevins d'autres espèces de poissons. On la trouve dans les eaux tempérées surtout en bordure des étangs et des rivières lentes.

Le mâle construit, sur des fonds sableux, un nid circulaire il y attire la femelle qui y dépose entre 1500 et 3000 œufs. Le nid sera gardé par le mâle jusqu'à quelques jours après l'éclosion.

 

 

Composition du bureau de l’amicale pour la saison 2000

Président : Williame Coosemans

Vice-président : Claude -Jean Dellenbach

Secrétaire : Laurent Tissot

Trésorier : Jean-Noel Marie

Conseillé scientifique : David Baldry

Membres : Serge Chollet, Jean-Pierre Pinget


Année 2000

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Comme toutes les années notre saison a  commencé début avril par un nettoyage des berges de l’étang ainsi que de toute la zone environnante et notamment les fossés qui bordent le parking. C’est une semaine plus tard que nous avons observé une forte mortalité de poissons-chats. Une enquête menée par notre conseiller scientifique   en collaboration avec le laboratoire départemental du Jura à Lons-le-Saunier ainsi que le laboratoire universitaire vétérinaire de Lyon a immédiatement débuté. La cause du phénomène est due à un virus. Ce  virus inconnu jusqu’à ce jour est probablement  spécifique aux poissons-chats et sans incidence sur la santé des autres espèces.   L’étude est toujours en cours à Lons-le-Saunier ainsi qu’en Pologne ou ce trouve l'un des plus important centre d’étude des poissons d’eau douce d’Europe. Pour toutes ces études nous avons été amenés à analyser et étudier un très grand nombres de poissons et chose curieuse on est en présence d’une variété de poissons-chats différente de celle que l’on trouve habituellement en France.  Finalement dans notre étang nous avons une espèce de poisson-chat  inconnue malade d’un virus inconnu ! !

 Cette épidémie, si elle a éliminé des poissons considérés comme nuisibles, a eu un impact défavorable sur les conditions biologiques de l’étang. En effet, malgré le ramassage journalier des cadavres, la grande quantité de poissons morts  en décomposition (plusieurs milliers) a provoqué une prolifération importante de bactéries dans l'eau. Ce phénomène  a été  fortement amplifié par la toujours trop grande quantité de pain jeté dans l’étang et non consommé par les oiseaux ou les poissons.  Les analyses ont montré que certaine de ces bactéries présentaient un risque pour l’homme. La population a été aussitôt prévenue par des communiqués de presse, des informations distribuées dans les écoles, des panneaux posés autour de l’étang et une lettre aux membres de l’amicale.

 

En raison  des mauvaises conditions biologiques de l’eau le concours de pêche et les autres manifestations qui étaient prévues lors des journées nationales de la pêche début du mois de juin ont été annulées.

Fin juin tout était redevenu normal et les activités pêches ont pu reprendre normalement.

Ce qui a marqué notre saison c’est tout d’abord la rencontre, au bord de l’étang,  entre la classe de CM2 et l’Amicale.  Aidés par des pêcheurs avertis les enfants ont appris à connaître les poissons de l’étang, et les différentes techniques de pêche. Que de nœuds et de lignes cassées mais quel bonheur de voir le plaisir des enfants et des adultes !  Les élèves ont réalisé  chacun un dessin illustrant cette journée. Une délégation est venue ensuite, pour nous remercier d’avoir organisé cette rencontre, remettre l’ensemble des dessins ainsi que deux cannes à pêches à un membre de l’amicale.

Photo  journée du poisson-chat

 
 Il y a eu la journée poissons-chats. Cette année le but de cette journée était de fournir un maximum de poissons à notre spécialiste pour ces analyses. Les nuits de la carpe  ont eu grand succès, cela représente quatre fois dans la saison, quarante-deux heures de pêches continues. Chaque fois 8 équipes de deux pêcheurs se sont affrontées amicalement. Beaucoup de carpes ont été prises et évidement remise à l’eau dans d’excellentes conditions.   Pour clôturer la saison nous nous sommes rendus dans les Dombes pour visiter une pisciculture et assister à la pêche au filet d’un étang de production, pêche effectuée par des professionnels de la pisciculture dombiste.

 

 

Année 2001

 

La saison 2001 a débuté la première semaine  de mars par un  alevinage de 50 Kg de petites carpes, 50 Kg de petites tanches, 100Kg de truites de mesures ainsi qu’une dizaine de carpes végétariennes (carpes amours). Celle-ci doit nous aider à lutter contre la prolifération des plantes aquatiques qui envahissent un peu trop l’étang.  Le week-end avant l’ouverture de la pêche une vingtaine de membres ont entrepris un important travail de nettoyage des abords de l’étang et d’élagage des arbres et des buissons qui envahissent les berges.

Une nouvelle fois en ce début de saison il c’est produit une hécatombe de poissons. Cette fois ce sont les carpes qui sont atteintes. La raison n’est pas bien définie. On sait que les carpes sont porteuses d’un virus qu’on appelle « le virus de printemps ».  Ce virus devient actif et fait mourir les carpes si elles sont affaiblies. Dans notre cas la cause de cet affaiblissement est probablement du à un hiver relativement doux pendant lequel les poissons ont continué à se déplacer et à chercher la nourriture qu’ils n’ont pas trouvé en  quantité suffisante. Cela, associé à la période de reproduction, a probablement déclenché le phénomène. Celui-ci a duré un mois et nous avons dénombré environ 60 cadavres.  Quelques carpes étaient  des poissons d’alevinage, probablement  fatiguées par le voyage et mal acclimatés, mais il y avait une majorité de grosses carpes habituées de l’étang, certaines étaient  des femelles pleine d’oeufs. Cette perte associée à un autre fléau , le braconnage intensif dont nous sommes victimes, nous a amené, afin de garder une bonne population de carpes, à pratiquer un nouvel alevinage en fin de saison (100Kg). A cette occasion il a également été lâché 100Kg de brochetons.

 En septembre nous nous sommes attaqués aux algues. Rappelons que l’étang est creusé dans une zone de marécage et que si on ne fait pas le nécessaire pour arrêter  la prolifération de la végétation,  dans l’eau comme sur les berges, le site redeviendra un marécage. Lors de cette opération nous avons eu  la bonne surprise de découvrir que les écrevisses s’étaient installées dans nos eaux. Nous avons également observé l’apparition de moules d’eau douces. Deux preuves que l’étang se porte bien.

Photo alevinage

 
Zone de Texte:   Grâce à la présence des truites nous avons vécu une ouverture passionnante. Au mois de mai nos amis du club de pêches Genevois « Les Tanneurs » ont organisé chez nous une manche de leur concours  annuelle de pêche au coup. Dans le cadre des journées nationales de la pêche, deux manifestations ont eu lieu : le samedi, en collaboration avec le Fishing Club du Cern, initiation et pêche à la mouche et le dimanche concours annuel de pêche de l’Amicale.

  En juin et en juillet nous nous sommes investis  dans l’organisation de journées de découverte du milieu aquatique et dans l’initiation à la pêche. Cela pour tous les élèves des classes de l’école de Cessy et  pour une classe d’une école de St Genis. Cet été nous avons remis cela avec des groupes d’enfants des colonies de jours de Cessy et de Divonne.  Les quatre enduros de la carpe (40 heures de pêche continues) ont eu le succès habituel et sont devenu des rendez-vous incontournables pour les carpistes de l’Amicale,  leurs familles et leurs amis. Pour la journée du poisson chats les « moustachus »  s’ils étaient moins présent que d’habitude ils ont par contre pris du poids.

 

Un jeune pêcheur de Tougin, habitué de l'étang de Cessy, a découvert et sorti de l'eau un étrange poisson mort, flottant à proximité immédiate de la berge. Le pêcheur et le poisson furent rapidement entouré d'une foule de curieux. De nombreuse hypothèses furent émises ... du silure à la lamproie en passant par la murène... Finalement notre scientifique, David, spécialiste de la faune africaine à été contacté et il a immédiatement reconnu la bête : un Protopterus Anectens. Il a probablement été lâché dans l'étang par un aquariophile. Ce n'est pas la première découverte de ce genre mais la première fois que l'on trouve un poisson aussi imposant. (76cm pour 3kg). Rappelons que la loi interdit et sanctionne fortement ces actions qui peuvent provoquer des désordres biologiques importants.

 Le Protopterus est un Dipneuste, un poisson  qui possède des poumons. Ce groupe de poissons existait déjà sous sa forme actuelle il y a environ 370 million d'années.  Il vit habituellement en Afrique. (Plus de détails sur notre site Internet)

 

Année 2002                                                                                                                                                                retour

 

La saison 2002 a débuté  comme d’habitude,  la  dernière semaine de mars, par un   important travail de nettoyage des abords de l’étang et d’élagage des arbres et des buissons qui envahissent les berges cela en collaboration avec les ouvriers communaux.

 Si cette année nous n’avons constaté aucune mortalité anormale des poissons, nous sommes toujours victime du braconnage. Devant notre impuissance à gérer ce problème et le peux d’aide que nous recevons des autorités susceptibles de verbaliser, ce phénomène ira en s’amplifiant et cela forcément au détriment de la bonne  gestion piscicole de l’étang.

  En dehors des rendez-vous habituels, concours, nuits de la carpe, nous nous sommes investis  dans l’organisation de journées d’initiation à la pêche. Principalement pour des groupes d’enfants des colonies de jours de Cessy et de Divonne. Ce n’est pas moins de 200 jeunes qui ont ainsi goutté au plaisir de la pêche.

 

Un dimanche d’octobre l’Amicale s’est déplacée dans la Dombes, dans le cadre de la « Fête du Poisson », pour  assister à la pêche traditionnelle d’un étang et pour goûter aux spécialités de la région.

La Dombes, avec son millier d’étangs qui s’étendent sur 10 000 hectares, est la première région productrice de poissons d’eau douce de France (~2000 tonnes par an). Le produit de la pêche est  en partie destiné à la consommation et en partie au rempoissonnement des étangs et des rivières. Il s’agit essentiellement, dans l’ordre d’importance, de carpes, de gardons, de tanches, de brochets. Les poissons de notre étang proviennent de la Dombes.  Les étangs sont apparus au XIIe siècle, ils sont exploités traditionnellement suivant deux périodes : une période en eau pour l’élevage du poisson (l’évolage) et une période sèche pour la culture de céréales (l’asec). Les étangs sont alimentés principalement par les eaux de pluie. Ils sont   vidangés par l’intermédiaire d’une vanne (le thou), très souvent dans un étang aval.

 

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Année 2003

 Ce qui aura marqué la saison 2003 c'est le manque de pluie qui a eu comme conséquence l'assèchement partiel des marais et un assèchement total des ruisseaux d'alimentation de l'étang. L'étang est resté deux mois  à un niveau  environ 50 cm. inférieur au niveau habituel de l'été. La conséquence directe c'est  un  réchauffement de l'eau qui n'a heureusement pas eu d'influence néfaste sur la faune et la flore. Nous avons même constaté une forte reproduction de tanches et malheureusement également de poissons chats. Les nénuphars implantés il y a deux ans ont enfin prospéré et fleuris cette année. Deux importantes séances d'entretien et de nettoyage des berges et partiellement du site ont eu lieu, l'une au printemps l'autre en automne. Egalement deux alevinages, le premier au printemps en carpes et truites et le second cet automne en gardons et en blakbass.


Mise en place du nouveau pont : il est magnifique  et….solide

 

Manifestations et activités habituelles : concours, nuits de la carpe, journées d’initiation à la pêche pour des groupes d’enfants des colonies de la région. Cette année chaque mercredi après-midi et samedi matin, les élèves et les moniteurs de l'école de pêche, créée sur l'initiative de l'AAPPMA de Divonne avec la collaboration de l'Amicale, sont venus s'entraîner sur les berges de l'étang. Nous sommes heureux de constater que de plus en plus d'enfants et d'adolescents se retrouvent à Cessy pour des parties de pèche.

 

Un groupe d'adolescents…
ils ne connaissaient pas la pêche …ils ont passés une journée mémorable.


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Année 2004

L'année 2004 a été une année pluvieuse. En janvier il a plu sans cesse pendant presque deux semaines, le niveau de l'étang est monté rapidement de plus d'un mètre, la table sud  s'est transformée en radeau et un grand coup de vent l’a emmenée sur la rive opposée où elle est restée durant tout l'été. Pendant cette période, le chemin s'est considérablement détérioré et il devenait urgent d'entreprendre des travaux. Ce qui a été fait au printemps. Le chemin a été relevé et un enrochement a été disposé pour bloquer la berge là où les résurgences la rendaient instable. Sous le chemin un tuyau a été installé pour permettre un écoulement entre  l'étang et la zone marécageuse, cela pour éviter le débordement de celle-ci sur le chemin. Grâce à  ces travaux, le niveau de l'étang peut être maintenu au  niveau le plus élevé sans risque de voir, comme par le passé, le chemin disparaître sous l'eau à la moindre averse. Maintenir le niveau de l’étang élevé, c’est aussi garder dans le marais une réserve d’eau pour les périodes sèches. Cet été nous n’avons perdu que 10 cm d’eau. Durant les fortes pluies d’Août et d’Octobre, l’étang a quand même débordé mais la situation est, contrairement au passé, très rapidement redevenue normale. On ne pourra pas éliminer complètement ce phénomène du fait de l’étroitesse de la voûte du pont en pierre par où s’écoule le trop plein. Dans le même temps, un poste de pêche pour personne à mobilité réduite à été aménagé. Il reste maintenant à remblayer un endroit où l’eau stagne encore et à engazonner les berges.

Les promeneurs et les pêcheurs sont très heureux de ces aménagements.

 

                                                                                                                                                        


Relevage du chemin et blocage de la berge par un enrochement    Mise en place d'un poste pour pêcheur handicapé

 

Manifestations et activités habituelles : concours, nuits de la carpe, journées d’initiation à la pêche pour des groupes d’enfants des colonies de la région, école de pêche. Cette année nous avons effectué trois entretiens et nettoyages des berges, toujours avec l’aide des employés communaux pour le déblayement des déchets.

 

Année 2005

Contrairement à 2004, 2005 a été une année de sécheresse pour l’étang et son bassin versant. En effet dés le mois de juin les fossés d’alimentation en provenance du grand et du petit marais se sont progressivement asséchés et le niveau de l’étang est descendu d’environ 40cm. Grâce aux travaux de relevage et d’empierrement de la berge sud effectués en 2004 le niveau de départ était très haut et seule les truites déversées pour le concours du 4 juin on soufferts, leur qualité  c’est rapidement dégradée.

Fin février un important alevinage a été effectué : 100kg de carpes de 2 à 3kg, 50 kg de petites tanches et 100kg de brochets de 35 à 45 cm. De plus 50kg de petites tanches et 50kg de petites carpes ont été déversées dans le bassin de rétention du sable sur le site de Versonnex du CERN. Ce bassin qui reçoit les eaux d’infiltration en provenance des ouvrages souterrains est, pour différentes raisons (température constante, développement important des nutriments), est un excellent site pour le grossissement des poissons. Avant le dragage, qui a lieu environ tous les trois ans, nous récupérons les poissons qui sont amenés à Cessy et après les travaux on alevine à nouveau.

Le dimanche 5 juin, lors de la fête de la pêche, nous avons eu le grand plaisir d’inaugurer officiellement le poste handipêche, comme vous pouvez le voir sur la photo c’est Elisabeth Tannière, la présidente d’ECLAT, qui coupe le ruban en présence de Monsieur le Maire, des membres du conseil municipal, des membres d’ECLAT, des pêcheurs et de nombreux amis. Depuis cette date, très souvent, nos amis handipêcheurs sont présents sur le site. Opération réussie ! Merci aux autorités municipales pour la réalisation de ce projet.

                    

               

  Manifestations et activités habituelles : concours, nuits de la carpe, journées d’initiation à la pêche pour des groupes d’enfants des écoles et des centres de loisirs de la région, école de pêche en collaboration avec la société de pêche de Divonne. Cette année nous avons effectué trois entretiens et nettoyages des berges, toujours avec l’aide des employés municipaux pour le déblaiement des déchets. Lors de ces entretiens nous avons constaté avec plaisir une nette amélioration au niveau des déchets abandonnés sur les berges et dans l’eau.  

                                                                                                                                                                                                retour 

Année 2006


La saison de pêche a démarré dans une période où le risque de grippe aviaire était important pour notre région. En accord avec la mairie nous avons donc limité nos activités : suppression du nettoyage de printemps, suppression de l’alevinage d’ouverture afin de ne pas attirer trop de pêcheurs autour de l’étang et implantation de panneaux d’informations sur le site.
Jusqu’à ce jour  aucun oiseau mort du virus H5N1 n’a été découvert autour de l’étang. Nous devons cependant rester vigilant et respecter les règles élémentaires édictées par
la Préfecture à savoir :   « Si vous trouvez un oiseau mort, ne le touchez pas,  appelez le 18 et prévenez la mairie. Afin de ne pas les attirer ne nourrissez plus les oiseaux »

Dans le passé nous avons constaté que les truites déversées dans l’étang pour notre concours traditionnel du mois de juin prenaient très vite un goût désagréable et celles qui n’étaient pas pêchées mouraient rapidement. Après avoir pris nos renseignements auprès des spécialistes nous avons appris que ce goût était dû au fait que dans une eau supérieure à 18 degrés la truite commence son agonie et la chair  devient impropre à la consommation. Le concours a donc été annulé et nous étudions une solution pour un  concours sans truite en 2007.

En novembre nous avons déversé 300kg de gardon plus une certaine quantité de tanches, de carpes et de gardons  en provenance de l’étang du CERN sur le site de Versonnex. 

En 2006 la mairie a introduit auprès du Conseil Supérieur de la Pêche une demande pour le classement de l’étang en « Etang à vocation touristique » Ce classement nous donnera plus de libertés pour organiser l’activité pêche notamment en facilitant l’accès aux pêcheurs occasionnels et aux associations qui aimeraient organiser un concours. Avec ce classement le permis de pêche national ne sera plus obligatoire pour les pêcheurs qui pêchent uniquement à l’étang de Cessy. 

 

        

Alevinage en gardons  à Cessy                                               la pêche de l’étang du CERN

 En dehors des activités habituelles : nuits de la carpe, journées d’initiation à la pêche pour des groupes d’enfants des écoles et des centres de loisirs de la région, école de pêche en collaboration avec la société de pêche de Divonne, accueil des pêcheurs handicapés, nous avons entrepris une importante étude sur les écrevisses qui peuplent l’étang. Cette étude est menée par David Baldry assisté pendant plusieurs semaines par un stagiaire étudiant en sciences de l’environnement. Ce travail fera l’objet d’une publication en 2007. En automne, avec l’aide des employés municipaux, nous avons procédé à un  important arrachage d’herbes aquatiques, celles-ci prolifèrent un peu trop.

 

 

Année  2007

 

Suite à la demande introduite par la mairie en  2006, la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Pêche a classé notre étang en  « Etang à vocation touristique ». Ce classement nous donne plus de libertés pour organiser l’activité pêche notamment en facilitant l’accès aux pêcheurs occasionnels et aux associations qui aimeraient organiser un concours. Avec ce classement le permis de pêche national n’est  plus obligatoire pour les pêcheurs qui pêchent uniquement à l’étang de Cessy. 

 

Cette nouvelle classification nous a permis d’accueillir plus de pêcheurs notamment durant les deux concours de pêche, pêche classique au coup au mois de mai et pêche des nuisibles au mois d’août.
Comme toutes les années  nos activités habituelles ont été les  nuits de la carpe, les journées d’initiation à la pêche pour des groupes d’enfants des écoles et des centres de loisirs de la région, l’école de pêche en collaboration avec la société de pêche de Divonne et l’accueil des pêcheurs handicapés. En début et en fin de saison, avec l’aide des employés municipaux, nous avons procédé à l’entretien des berges.

La pêche n’est pas la seule activité de notre amicale, nous avons à coeur d’étudier et de faire connaître les milieux humides. Pour cela nous avons participé à trois manifestations :

-A  la Fête de la Nature à l’étang de Cessy, à l’initiative et en étroite collaboration avec l’association Optim’homme, nous avons fait découvrir la faune et la flore de l’étang et du marais.

- Pendant la Fête de l’Environnement organisée par la Communauté des Communes, en collaboration avec l’association de pêche de Gex nous avons organisé des séances d’initiation à la pêche.

- A la Fête Nature et Jardin organisée par l’Office de Tourisme nous avons tenu un stand sur le thème « l’eau, de la montagne à la rivière »

L’étude des écrevisses continue, les premiers résultats ont fait l’objet de deux publications, disponibles auprès de l’Amicale. Respectez le travail de David, ne dérangez pas, ne piller pas ses nasses. 

 

Journées de découvertes de la flore et de la faune de l’étang et d’initiation à la pêche

 

Rappel des conditions de pêche dans l'étang de Cessy

 

La pêche est ouverte tous les jours, du lever au coucher du soleil, du premier samedi du mois d'avril  au 31 décembre suivant. Pour pêcher dans l’étang de Cessy, il faut faire l’acquisition d'une carte de membre de l’Amicale, gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.

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